La vengeance de Nimue / The Poisoned Chalice (Episode 4 Saison 1)

La vengeance de Nimue / The Poisoned Chalice - Merlin



Résumé : Nimue profite de l'arrivée au palais du Roi Bayard et de ses hommes, venus pour sceller leur traité de paix avec Camelot, pour s'immiscer dans le château. Elle met à exécution son plan destiné à empoisonner Merlin, pour le punir d'avoir fait échouer ses derniers projets...


Acteurs de l'épisode :

John Hurt (le Dragon (voix))
Gary Oliver (Gregory)
Paul Kynman (Sir Cador)
Michelle Ryan (Nimueh)
Clive Russell (Bayard)
Jamie Kenna (le garde)

Réalisé par : Ed Fraiman
Ecrit par : Ben Vanstone



Texte intégral de l'épisode La vengeance de Nimue

Soyez le bienvenu à Camelot,
Seigneur Bayard de Mercia.
Le traité que nous signons aujourd'hui
marque la fin de la guerre
et le début d'une nouvelle entente entre nos peuples.
- J'ai toujours le sale boulot... - Tu es serviteur, c'est ton travail.
Mes bras feront 30 cm de plus quand j'aurai terminé...
C'est le métier qui rentre. Comme dit le proverbe :
un dur labeur forge...
- l'âme. - Ce proverbe n'existe pas !
- Vous venez de l'inventer. - Pas du tout !
- Désolée. - Y a pas de mal.
Je vais vous aider.
- Merlin. - Cara.
Vous êtes le serviteur d'Arthur. Quel honneur ça doit être.
Oui.
Il faut bien que quelqu'un fasse le boulot.
Bien sûr !
De rien.
J'ai été enchantée.
Tu devrais pas être en train de "faire le boulot" ?
Ça a été lavé quand, la dernière fois ?
L'année dernière. Avant la fête de Beltane.
- Ça a fini en bataille de nourriture ? - Comme toutes les fêtes, non ?
J'en sais rien.
Les fastes et usages de la cour sont un mystère pour moi.
Ce soir, ils ne le seront plus.
Je vais au banquet ?
Pas tout à fait.
Tu seras là pour t'assurer que ma coupe ne désemplit pas.
Je vais devoir supporter les discours de Bayard,
alors, tu n'y échapperas pas non plus.
N'oublie pas de polir les boutons.
Tu veux voir ce que tu vas porter ce soir ?
Ça va pas, ça ?
Ce soir, tu porteras la tenue de cérémonie
des serviteurs de Camelot.
Vous n'êtes pas sérieux ?
- Joli chapeau. - Merci.
Elle est belle, hein ?
Enfin, pour une servante.
Elle serait belle pour une princesse, n'en parlons pas pour une servante.
Peuple de Camelot,
des années durant, nous avons été des ennemis jurés.
Le sang de nos hommes noircit le sol,
des murs de Camelot aux portes de Mercia.
Si nous n'oublions pas ceux qui sont morts,
nous ne permettrons plus que d'autres les rejoignent.
En symbole de bonne volonté,
et de cette amitié naissante,
voici des coupes de cérémonie,
pour vous,
Uther,
et pour votre fils, Arthur,
dans l'espoir que notre amitié dure.
Merlin, il faut que je vous parle.
- Qu'y a-t-il ? - Pas ici.
Je ne peux en parler à personne d'autre.
Ce soir, nous trinquons à une nouvelle ère pour nos peuples.
Un futur débarrassé des pièges de la guerre.
Je n'ai réalisé que quand il a donné la coupe à Arthur.
Doucement, commencez par le début.
Il y a deux jours, j'apportais à Bayard son repas.
- Je suis entrée sans frapper... - Que cherchez-vous à me dire ?
S'il apprend que j'ai parlé, il me tuera.
Je les en empêcherai, promis. Dites-moi ce que vous avez vu.
Bayard n'est pas un ami de Camelot.
Tout ce qu'il veut, c'est le royaume.
Qu'à fait Bayard avec la coupe ?
Il pense que s'il tue Arthur, Uther perdra la raison
- et Camelot tombera. - Et la coupe ?
- Il a mis quelque chose dedans. - Quoi ?
- Je peux pas. Il me tuera. - Dites-le-moi.
Du poison ?
Et puissent nos désaccords passés
le rester à jamais.
À votre santé, Uther,
à Arthur,
à Dame Morgana,
au peuple de Camelot.
Et aux guerriers tombés dans les deux camps.
C'est empoisonné. Ne buvez pas.
- Quoi ? - Merlin, à quoi tu joues ?
Bayard a enduit la coupe d'Arthur
- de poison. - C'est un outrage !
Ordonnez à vos hommes de baisser leurs épées.
Vous êtes moins nombreux.
Je ne laisserai pas passer cette insulte.
Sur quoi appuies-tu cette accusation ?
Je m'en charge.
Merlin, imbécile,
on a encore trop bu ?
À moins que tu veuilles être pendu,
tu vas me dire tout de suite pourquoi tu penses qu'elle est empoisonnée.
- Il a été vu en train de l'enduire. - Par qui ?
- Je ne peux le dire. - J'en ai assez entendu.
Donne-moi la coupe.
- Si vous dites vrai... - Je dis vrai.
... vous n'avez rien à craindre ?
S'il s'avère que c'est du poison,
je veux avoir le plaisir de vous tuer moi-même.
- Il va boire. - Si c'est empoisonné, il mourra.
- Alors, on saura qu'il disait vrai. - Et s'il survit ?
Vous aurez mes excuses et son sort sera entre vos mains.
Ce n'est qu'un garçon. Il ne sait pas ce qu'il dit.
- Alors, vous auriez dû mieux l'éduquer. - Merlin, excuse-toi. C'est une erreur.
Je vais la boire.
C'est bon.
- Il est bon. - Il est à vous.
Il y avait du poison. Gardes, saisissez-vous de lui !
Tu m'entends ?
Il faut l'emmener dans ma chambre.
Amenez la coupe. Je dois identifier le poison.
Allongez-le, vite. Il a du mal à respirer.
Gwen, prépare-moi de l'eau et une serviette.
Il va s'en sortir ?
- Il est brûlant. - Vous ne pouvez pas le guérir ?
Impossible à dire avant d'avoir identifié le poison.
Donne-moi la coupe.
Il y a quelque chose de coincé au fond.
Qu'est-ce ?
On dirait un pétale de fleur.
- Il est brûlant. - Rafraîchis-le.
Ça limitera la fièvre.
C'est un pétale de Morteaus.
"L'empoisonnement par la Morteaus ne peut être guéri
"que par une potion à base de feuille de cette même fleur.
"Elle ne pousse qu'au fin fond des grottes de la forêt de Balor.
"La fleur pousse sur les racines de l'arbre Morteaus."
- Ça m'a pas l'air amical. - Cockatrice.
Il garde la forêt. Son venin est puissant.
Un seule goutte entraîne la mort.
"Rares sont ceux qui ont traversé les montagnes de l'Isgaard
"pour la fleur de Morteaus et sont revenus en vie."
- Ça a l'air marrant. - Arthur, c'est trop dangereux.
Si je ne rapporte pas l'antidote, qu'adviendra-t-il ?
La Morteaus provoque une mort longue et douloureuse.
Il devrait tenir quatre, cinq jours, mais pas plus.
Tôt ou tard, il mourra.
Je suis désolée de ne pas vous avoir assistée.
Ne t'inquiète pas. Je vais bien.
- Comment va Merlin ? - Si Arthur revient avec l'antidote,
- ça ira. - Alors, ça va aller.
Tu devrais être à ses côtés.
Je vais me débrouiller. Je sais l'importance qu'il a pour toi.
Va.
À quoi bon avoir un goûteur, si c'est pour que tu te fasses tuer ?
- Je réussirai, quoi que vous pensiez. - Tu es mon seul fils et héritier.
Je ne peux pas risquer de te perdre pour un serviteur.
- Parce que sa vie ne vaut rien ? - Non, juste moins que la tienne.
Je peux le sauver. Laissez-moi prendre des hommes.
On ramènera l'antidote.
- Non. - Pourquoi ?
Car, quand je serai mort, Camelot aura besoin d'un roi.
On ne mettra pas en danger l'avenir de ce royaume pour cette folie.
Ce n'est pas une folie. Gaius dit que si on...
"Gaius dit" ? Raison de plus pour m'écouter.
Je vous en prie, père.
Il m'a sauvé la vie.
Je ne peux pas le regarder mourir.
Alors, ne regarde pas.
Ce garçon ne sera pas le dernier à mourir pour toi.
Tu vas être roi.
- Il va falloir t'y faire. - Je refuse.
- Tu n'y vas pas. - Vous ne pouvez m'arrêter.
Bon Dieu ! La discussion est close.
Tu ne quitteras pas ce château ce soir.
On pourra critiquer la nourriture, mais niveau animation, y a rien à dire.
- Désolé. Vous allez bien ? - Je suis déçue, en fait.
J'espérais un peu plus d'implication de votre part.
Les gardes auraient pu se charger de Bayard et de ses hommes.
Et leur laisser tout le plaisir ?
Morgana, vous ne devriez pas vous impliquer. C'est dangereux.
Épargne-moi la morale. Uther me l'a déjà faite.
Si ça peut vous rassurer, vous n'avez pas été la seule.
Pas que j'écoute ce qu'il raconte.
Il faut parfois faire ce que l'on croit juste. Au diable les conséquences.
- Vous pensez que je devrais y aller. - Peu importe ce que je pense.
Si je ne reviens pas, qui sera le prochain roi de Camelot ?
Il n'y a pas que ma vie en jeu.
Quel roi voudrait avoir Camelot ?
Un roi qui risque sa vie pour un simple serviteur ?
Ou un roi qui fait ce que son père lui ordonne ?
Halte !
Il est de plus en plus brûlant.
- Quel est ce langage ? - C'est rien. La fièvre s'installe.
Ces mots ne sont pas les siens.
Son pouls faiblit.
- Qu'est-ce ? - C'est impossible.
La rougeur ne doit apparaître qu'au stade final.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Il est dit "qu'une fois la rougeur apparue,
"la mort surviendra dans les deux jours."
Vous aviez dit quatre.
Quelque chose accroît le pouvoir de la fleur.
"Les effets de la Morteaus peuvent être accélérés
"en utilisant un enchantement durant la préparation de la fleur."
Un enchantement ? Bayard n'est pas un sorcier.
- Non, en effet. - Alors, qui a fait ça ?
Ça ne peut pas être elle.
Elle n'oserait pas venir ici.
- À moins... - À moins que ?
- Où est passée cette fille ? - Quelle fille ?
Juste avant que Merlin se précipite dans le hall,
une des servantes de Bayard l'a attiré à l'extérieur.
Une brune.
- Très belle. - Trouve-la, vite.
J'ai ordonné à Arthur de ne pas y aller.
- Quelle efficacité. - Ne dites plus un mot.
- Bouche cousue. - J'aurais dû l'enfermer.
- À chaque désaccord ? - Regardez-moi bien.
Personne ne me désobéit, surtout pas mon fils !
Non, bien sûr que non.
Vous le saviez, n'est-ce pas ?
Morgana...
Ne me mentez pas.
Arthur n'a pas besoin de moi.
- C'est qu'un enfant. - Vous l'avez bien regardé, récemment ?
Il doit faire ses propres choix.
Même s'il doit courir à sa mort ?
- Je parie qu'elle n'était pas là ? - Personne ne l'a vue depuis le banquet.
- Qui est-elle ? - Tout sauf ce qu'elle prétend.
- Mais vous savez ? - Cara.
Ce n'est pas son vrai nom, de toute façon.
Qui est-elle ?
Une puissante sorcière.
Il faut le dire à Uther. Il enverrait des cavaliers à sa poursuite.
Non. Elle doit déjà être loin.
Impossible de savoir où, en plus.
Quoi ?
Elle sait que l'antidote ne se trouve que dans la forêt de Balor.
Arthur se jette dans la gueule du loup.
Ça va ?
Ne vous approchez pas.
Tout va bien. Je ne vais pas vous faire de mal.
Qui vous a fait ça ?
Mon maître.
Je me suis enfuie, mais je me suis perdue.
Ne me laissez pas seule.
Ne vous en faites pas.
Vous pouvez m'emmener loin d'ici ?
Pas encore.
J'ai quelque chose à faire avant.
Pourquoi êtes-vous venu aux grottes ?
Je cherche quelque chose qui ne se trouve qu'ici.
Qu'est-ce ?
Je connais cet endroit, je pourrais vous aider.
C'est une variété très rare de fleurs qui ne poussent que dans ces grottes.
La fleur de Morteaus ?
Je sais où les trouver.
Je vais vous montrer.
Arthur, c'est un piège.
C'est un piège.
Sa fièvre empire, non ?
Le poison se répand.
Tu veux bien me préparer de l'aconit ?
Bien sûr.
Tu dois te battre.
Les voilà.
Restez derrière le bord.
Ne vous inquiétez pas.
On sera bientôt dehors.
Que faites-vous ?
- J'en attendais tellement plus. - Qui êtes-vous ?
Le dernier visage que vous verrez.
On dirait qu'on a de la visite.
Bien joué.
Mais il y en aura d'autres.
Je vais laisser ses amis vous achever, Arthur Pendragon.
Votre destin n'est pas de mourir de ma main.
Qui êtes-vous ?
Arthur. Il fait trop sombre.
Trop sombre.
Que fais-tu ?
Allez !
Qu'attendez-vous ?
Achevez-moi !
Laissez-les, Arthur.
Partez, sauvez votre peau.
Suivez la lumière.
Plus vite.
Plus vite.
Suivez la lumière !
Montez.
Grimpez.
Prévenez le roi ! Arthur est de retour à Camelot !
Que faites-vous ? Laissez-moi passer.
Désolé, Sire. Je dois vous arrêter,
par ordre du roi.
- Tu m'as désobéi. - La vie d'un homme était en jeu.
Ne laissez pas Merlin mourir par ma faute.
Pourquoi il t'importe tant ? Ce n'est qu'un serviteur.
Il savait ce qu'il risquait,
ce qui allait se passer s'il buvait, mais il l'a fait quand même.
Il m'a sauvé la vie.
Ce n'est pas tout.
Il y avait une femme dans les montagnes. Elle savait que je venais pour la fleur.
Je doute que ce soit Bayard qui m'ait empoisonné.
C'était lui.
Gaius sait quoi faire de ça.
Laissez-moi au cachot une semaine, un mois même. Peu importe.
Mais assurez-vous que ça lui parvienne.
Je vous en supplie.
Tu dois apprendre qu'il y a une bonne
et une mauvaise manière de faire les choses.
Je te ferai sortir dans une semaine.
Tu pourras alors te trouver un autre serviteur.
Il ne va plus tenir longtemps. Arthur a trouvé la fleur ?
Je sais pas.
Uther refuse que quiconque l'approche.
On ne peut rien faire pour l'aider ?
Seule la feuille de Morteaus peut le sauver.
Il faut qu'on sache si Arthur l'a trouvée.
- Je peux me faufiler dans le donjon. - C'est très risqué.
Il le faut.
Merlin mourra sinon.
Fais attention.
La nourriture pour le prisonnier.
Posez ça là-bas.
Attendez.
Je ne mangerai pas ça. C'est dégoûtant.
Vu l'état de la chose, je doute que ce soit comestible.
Toi. Attends !
On va pas gâcher.
On est pas tous si précieux que Sa Majesté.
- La nourriture pour le Prince Arthur. - Ne bougez pas !
- Comment va-t-il ? - Tu as la Morteaus ?
Il ne respire plus guère. Il faut faire vite.
- Pourquoi vous arrêtez-vous ? - Le poison a été créé par la magie.
La magie pourrait être nécessaire à l'antidote.
On ne peut pas. C'est interdit.
Même si on pouvait.
Je vais essayer de faire sans.
Il me faut de l'eau fraîche.
Pince son nez.
Avale, Merlin.
Avale ça.
Il ne respire plus.
Que se passe-t-il ?
Son coeur s'est arrêté.
Il est mort ?
C'est impossible.
C'est impossible.
C'était son destin.
C'est ma faute.
Si j'étais arrivée plus tôt, si j'avais fait plus vite...
C'est moi.
J'aurais dû mieux veiller sur lui.
C'est ma faute.
C'est dégoûtant. Vous devriez avoir honte,
vous pourriez être son grand-père.
Tu es vivant !
Non, je suis un fantôme revenu vous hanter.
Désolée, je suis...
Je vous ai cru mort.
C'est bon.
C'est mieux que bon.
Que s'est-il passé ?
Je me souviens juste d'avoir bu le vin.
Désolé de vous interrompre. Puis-je vous parler ?
Pas maintenant.
Votre Altesse, Uther, c'est important.
La rumeur de l'arrestation de Bayard est arrivée à Mercia.
- Nous allons être attaqués. - Ce que j'ai à vous dire
risque de changer vos plans.
Je vous en prie, rien qu'un instant.
Je sais qui a voulu empoisonner Arthur.
- Moi aussi, il est dans mes geôles. - Ce n'est pas Bayard.
Le poison était magique.
Et son origine ne fait aucun doute.
Nimueh.
- Vous devez faire erreur. - J'aimerais bien.
C'est impossible. On l'aurait reconnue.
Impossible d'oublier son visage de sorcière.
Elle est puissante et peut manipuler la perception de ceux qui la regardent.
On n'a jamais su que c'était elle.
As-tu la moindre preuve ?
Le poison utilisé contre Merlin avait été rendu plus puissant par magie.
Tu dis qu'elle a conspiré avec Bayard pour tuer Arthur ?
Non, Bayard est innocent.
Regardez ce qui arrive. C'est ce qu'elle voulait depuis le début.
Une guerre pour provoquer discorde et misère à Camelot.
- Les armées de Bayard seront là quand ? - Dans une journée, peut-être moins.
On devrait leur envoyer la cavalerie.
Dites à vos hommes d'attendre mon ordre pour quitter Camelot.
Sire.
Vous prenez la bonne décision, Sire.
Arthur ne devrait-il pas connaître la vérité sur Nimueh ?
Vous allez pouvoir fanfaronner.
Comment vous en êtes-vous sorti ?
Je sais pas trop.
Ce qui est sûr, c'est qu'on m'a aidé.
Quelqu'un savait que j'avais des ennuis
et a envoyé une lueur pour me guider.
Qui ?
Je l'ignore.
Mais qui que ce soit,
si je suis là, c'est grâce à lui.
Je suis heureuse que vous soyez de retour.
La femme que tu as rencontrée dans la forêt,
que t'a-t-elle dit ?
Pas grand-chose.
Elle était trop occupée à essayer de me tuer.
Mais c'était étrange.
Comment ça ?
J'étais à sa merci.
Elle aurait pu m'achever, mais elle ne l'a pas fait.
Elle a dit que mon destin n'était pas de mourir de ses mains.
Tu as dû avoir peur.
C'est arrivé.
Ceux qui usent de magie sont démoniaques.
Ils traquent la bonté pour la détruire où qu'elle soit,
c'est pour quoi elle voulait ta mort.
Elle est démoniaque.
On dirait que vous la connaissez.
En effet.
Il suffit de connaître une sorcière pour toutes les connaître.
Tu as bien agi,
même si tu me désobéissais.
Je suis fier de toi, Arthur.
Ne l'oublie jamais.
Encore en vie, alors ?
Quasiment, oui.
On m'a dit que c'était grâce à vous.
C'était rien.
Un serviteur à moitié compétent, ça court pas les rues.
Je passais juste m'assurer que tu allais bien.
Et que tu serais à ton poste demain.
Oui, bien sûr. À la première heure.
À toi aussi.
Repose-toi.
Arthur t'en fait baver, mais au fond, c'est un homme d'honneur.
Rares sont ceux qui auraient pris ces risques pour un serviteur.
Ça n'aurait servi à rien, si vous n'aviez pas pu faire l'antidote.
Avale ton dîner.
Je comprends pas pourquoi elle a fait porter le chapeau à Bayard.
Elle aurait pu simplement tuer Arthur.
Elle ne cherchait pas qu'à détruire Arthur et Camelot.
Elle savait que tu serais forcé de boire ce vin.
C'est toi qu'elle voulait tuer.
On dirait que quelqu'un d'autre connaît ta grande destinée.
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