Les portes d'avalon / The Gates of Avalon (Episode 7 Saison 1)
Résumé : Morgana fait des cauchemars en permanence et Gaius révèle alors à Merlin le don de voyance de la Lady. L'arrivée d'un homme et de sa fille, Sophia, la trouble parce qu'elle a eu une vision de la jeune personne tuant Arthur. Contre toute attente, celui-ci tombe fou amoureux de Sophia et le couple prévoit de convoler en justes noces...

Acteurs de l'épisode :

Kenneth Cranham (Aulfric)
Holliday Grainger (Sophia)

Réalisé par : Ed Fraiman
Ecrit par : Julian Jones



Texte intégral de l'épisode Les portes d'avalon

Qu'y a-t-il ?
T'es vraiment un imbécile !
- C'était une question... - Pour la biche ?
On est censés chasser. Ce qui requiert rapidité, discrétion et subtilité.
J'ai donc deux des trois pré-requis.
- C'était quoi ? - Silence !
À l'aide !
- Ayez pitié, je vous en prie ! - À l'aide !
Coup de chance.
Que ça vous serve de leçon !
Quoi ?
Je vous couvrais.
Ça va aller ?
Vous n'êtes pas blessés ?
Grâce à vous, non.
- Sophia. Voici mon père. - Arthur Pendragon.
À votre service.
Je m'appelle Aulfric,
héritier de Tirmawr,
Voici ma fille Sophia.
Vous êtes loin de chez vous. Qu'est-ce qui vous amène à Camelot ?
Notre demeure a été pillée par des voleurs. Nous avons fui
avec le peu que nous pouvions porter.
Il faut se méfier, de nos jours.
Que comptiez-vous faire ?
Nous allions vers l'ouest à Caerleon rejoindre notre famille
et, je l'espère, refaire notre vie.
Vous devriez rester quelque temps,
faire une halte.
Une noble famille comme la vôtre est toujours la bienvenue à Camelot.
Assure-toi qu'elle ait une chambre décente.
Celle d'à côté est vide.
Cela conviendrait...
parfaitement.
- Boucle-la, Merlin. - J'ai rien dit !
Inutile.
Que ce soit clair : mes intentions concernant Sophia
sont parfaitement honorables.
Donne-lui une chambre à l'autre bout du château.
- C'est plus confortable et plus chaud. - Bien sûr.
Elle est très belle.
- En effet. - Si vos intentions sont honorables...
Elles le sont.
Alors, quel est le problème avec la chambre d'à côté ?
Aucun.
Tu m'as convaincu.
Mets-la dans la chambre d'à côté.
S'il vous faut quelque chose, n'hésitez pas.
Qui est-ce ?
Sophia Tirmawr.
On l'a secourue dans les bois.
- Enfin, Arthur l'a secourue... - Elle peut pas rester ici.
Le roi a dit que son père et elle étaient les bienvenus à Camelot.
Tout va bien ?
Désolée, je ne voulais pas vous déranger.
Ne dis pas de bêtises.
Ma patiente favorite est toujours la bienvenue.
Désolé pour le bazar.
Merlin n'a rien rangé. Si j'avais su que tu venais,
- j'aurais fait le ménage. - C'est pas ça :
- La table prend feu. - La table prend feu ?
Qu'est-ce que tu...
La table prend feu !
Tenez.
Tu me causes toujours des ennuis.
Qu'est-ce qui t'amène dans ce sombre endroit ?
J'ai fait un autre rêve.
Je vois.
J'ai vu Arthur gisant sous l'eau, se noyant.
Et il y avait une femme
qui le regardait mourir.
Elle est ici.
À Camelot.
L'esprit nous joue des tours.
Il s'inspire de notre quotidien pour créer ses propres histoires.
J'ai fait ce rêve avant qu'elle arrive ici.
- Tu dois faire erreur. - Je sais ce que j'ai vu.
C'était si réel...
si palpable.
Je l'ai vu mourir.
Elle va le tuer.
Ce ne sont que des rêves,
rien d'autre.
Tu prends le somnifère que je t'ai préparé ?
Ça ne change rien.
Tiens.
Essaye ça. Ça provoque un sommeil plus profond.
Tu n'as rien à craindre.
N'embête pas Uther avec ça.
Inutile de l'effrayer.
Arrêtez vos bêtises. Voici votre dû.
Je veux davantage.
Mes amis sont morts par votre faute.
J'en suis désolé. Quel atroce gâchis de vies.
Si ça peut vous consoler, vous allez vite les rejoindre.
J'emmène Sophia faire un tour à cheval.
Je lui fais visiter.
Que puis-je faire ?
Je suis censé patrouiller avec mon père ce matin,
donc il faut que tu me couvres.
Et que je mente au roi ?
Hors de question. Il va s'en rendre compte.
Je me retrouverais au pilori avant d'avoir pu dire "tomates pourries".
- Rends-moi ce service. - Je mens très mal.
Je transpire, ma vue se trouble,
- mon cerveau s'arrête... - Son état habituel, alors.
J'ai promis à Sophia de l'emmener, si j'annule, j'ai plus aucune chance.
- Vous l'aimez bien, alors ? - Oui !
Y a rien à jeter !
Je veux être avec elle, mais il faut que mon père me lâche.
Je ne peux t'ordonner de mentir au roi,
mais tu seras mon ami à jamais, si tu le fais.
Allez-y. Il ne faut pas la faire attendre.
J'oublierai pas.
Vous êtes sûre que c'est elle ?
Je n'oublierai jamais ce visage.
- Vous devriez parler au roi. - Et lui dire quoi ?
Que je vois l'avenir ?
Si vous croyez Arthur en danger...
- Tu sais comment il va réagir. - Il ne ferait pas de mal à sa pupille.
Il hait la magie plus que je ne compte pour lui.
Mais non.
J'essaye, qu'on en ait le coeur net ?
Que faire d'autre ?
Je vais devoir essayer de l'arrêter moi-même.
Où est mon fils ?
Je sais pas trop où il est. Il y a eu un malentendu.
Mais c'est pas sa faute.
Arrête ton charabia, où est-il ?
C'est... certainement ma faute.
Où est Arthur ?
- Pas là. - Je vois bien.
Il n'était pas sûr des ordres. Il m'a demandé de vérifier
pour voir s'il devait sortir ce matin et j'ai dû oublier.
Vous avez oublié ?
Désolé, Mon Seigneur. Il aurait été là, si je le lui avais dit.
En temps de guerre, je vous aurais fait flageller.
Étant en temps de paix, on n'en parle plus pour cette fois ?
J'avais oublié comme c'était amusant.
La rivière est proche. En contrebas.
Attendez.
Qu'y a-t-il ?
Vous.
Halte !
- Désolé. - Désolé ?
J'ai failli prendre une flèche en pleine tête.
Ça va ?
Grâce à vous.
Ils cherchaient les bandits qui vous ont attaqués hier.
- Tenez. - Ne touchez pas à ça !
Désolé.
- On devrait rentrer ? - Ça va aller.
Désolée, j'étais énervée.
Ça ne doit pas gâcher notre journée.
On était tellement bien.
- Descendons jusqu'à la rivière. - Je vous ramène à Camelot.
Votre père ne me pardonnerait jamais s'il devait vous arriver quelque chose.
Tu as encore joué avec la nourriture ?
Le roi m'a mis au pilori.
- Qu'as-tu fait, cette fois ? - Rien.
C'était pas ma faute.
Arthur ne voulait pas patrouiller avec Uther et la garde,
donc je l'ai couvert
et endossé la faute.
Arthur était d'accord ?
C'était son idée.
S'il néglige ses obligations, ça doit être capital...
La fille de la forêt ?
Il voulait sortir avec elle, aujourd'hui.
Il a perdu la tête.
- Mais ils viennent de se rencontrer. - Je sais.
Ça a dû être le coup de foudre.
J'imagine, oui.
Je peux vous aider ?
Excusez-moi.
La porte était ouverte. J'ai craint une intrusion.
Il y en a eu une, manifestement.
Désolé de vous avoir imposé ma présence.
Ça ne se reproduira pas.
Il vaudrait mieux.
Ça va aller ?
Merci pour aujourd'hui.
Bonne nuit.
Désolée !
- Dame Morgana ? Je suis Sophia. - Que faites-vous là ?
Mon père et moi sommes invités par le roi.
Vous mentez.
Je sais ce que vous allez lui faire, je vous en empêcherai.
Arthur sait ce que vous ressentez pour lui ?
Bien sûr que oui.
Je crois qu'il vous a déjà éconduite.
Vous ne me ferez pas passer pour folle.
Inutile. Vous vous débrouillez très bien toute seule.
- Ne l'approchez pas ! - Sinon quoi ?
La jalousie rend les femmes repoussantes.
S'il arrive quoi que ce soit à Arthur...
je vous retrouverai.
Quoi qu'il en coûte.
Je pensais que tu t'absenterais plus longtemps.
- On a été interrompus. - Que s'est-il passé ?
J'ai frôlé la mort.
Un instant, j'ai ressenti ce que ce serait de mourir.
Il m'a sauvée.
Quelqu'un de si faible,
de si chétif, m'a sauvée.
Je ne supporte plus cette apparence.
C'est presque fini.
Quand son coeur sera tien,
les portes d'Avalon s'ouvriront à nouveau à nous
et nous reprendrons notre véritable apparence.
Il me faut du temps.
Tu dois faire vite. Le médecin sait qui nous sommes.
Et il n'est pas seul.
Dame Morgana.
Elle craint ses pouvoirs, mais ça ne va pas durer.
Demain, tu devras terminer ton envoûtement,
sinon notre chance de quitter ces enveloppes mortelles
sera passée à jamais.
Tu as l'air de l'adorer.
- Ça a l'air de vous déplaire. - Pas nécessairement.
Je ne vous avais jamais vu tomber sous les charmes d'une fille si vite.
Si tu es jalouse,
- tu peux l'admettre. - Ne te surestime pas !
Arrête.
- Ça serait pas une première. - J'essaye de te protéger.
- Elle se joue de nous. - Pourquoi ?
Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
Je le sens.
C'est difficile à décrire.
J'ai fait un rêve...
Un cauchemar.
Tu es trop mignonne.
Qu'est-ce qui te fait rire ?
Toi.
Tes sensations, tes mauvais rêves. Inutile d'inventer tout ça.
Tu peux me dire la vérité.
- Il est clair que tu m'aimes bien. - De moins en moins chaque seconde.
Très bien. Comme tu veux.
Tu es insupportable.
J'espère que je me trompe sur elle.
Vous êtes habillé !
- Rien ne t'échappe. - Vous devez porter ça.
Votre père adoube un chevalier, ce matin.
Je passe.
Le roi ne dira rien ?
Pas si tu me couvres encore. Au fait, merci pour hier,
t'as fini au pilori. Pas de pot.
Ils m'ont lancé des patates à la place des fruits pourris.
J'ignore s'il y a un règlement. Ça te consolera peut-être,
car ça valait le coup.
- Ça s'est bien passé ? - Très bien.
C'était génial...
Elle est incroyable.
Vous en faites pas. Je vais vous couvrir.
Essaie de pas finir au pilori cette fois.
Mais non !
Je commence à comprendre comment manipuler les gens.
Attendez !
Attention.
Vous en faites pas.
Je fais attention.
Que faites-vous ?
Pas encore, Merlin ?
On pourrait croire que les gens se lasseraient de jeter des fruits
sur la même personne, mais non !
J'ai entendu qu'Arthur n'était pas à la cérémonie d'adoubement.
Il voulait profiter de Sophia tant qu'elle est encore là.
- Donc, tu l'as aidé ? - Je suis son serviteur.
Tu n'aurais pas dû faire ça.
J'ai peur que Sophia ne soit pas ce qu'elle laisse paraître.
Pourquoi ?
Que sais-tu des voyants ?
Pas grand-chose.
Ils sont censés pouvoir voir le futur comme les prophètes.
On dit que c'est une capacité innée, ils l'ont de naissance.
Certains ignorent même que ce qu'ils voient est le futur.
Ça leur vient en rêve.
Quel rapport avec Sophia ?
La nuit avant qu'Aulfric et elle n'arrivent à Camelot,
Morgana a fait un rêve.
Sophia était dans ce rêve.
Avant qu'elle arrive à Camelot ?
J'ai veillé sur Morgana depuis sa plus tendre enfance.
J'ai essayé de me convaincre du contraire,
mais certains de ses rêves se sont réalisés.
Je n'en ai jamais parlé à Uther, bien sûr.
Le don de prophétie est trop proche d'un pouvoir magique.
- Vous pensez qu'elle serait voyante ? - Je ne le pense pas.
Je le crains.
Morgana dit avoir rêvé
que Sophia tuait Arthur.
Ça ne pourrait pas être qu'un rêve ?
La femme que Morgana a vu ressemblait peut-être à Sophia.
C'est ce que j'espérais. Mais Aulfric m'a surpris dans la chambre de Sophia,
et, sous la colère,
ses yeux ont changé de couleur.
Qui sont-ils ?
Peu importe. Ce qui me préoccupe
c'est ce qu'ils veulent à Arthur.
Notre amour est fort.
C'est ce que tu ressens.
Si on devait être séparés...
Ça n'arrivera jamais.
Vous pourriez ne pas avoir le choix.
Certains, ici, ne veulent pas que nous soyons ensemble.
Ils ne se mettront pas entre nous.
- Parce qu'on s'aime. - Parce qu'on s'aime.
Vous devez demander la permission pour qu'on se marie...
- pour qu'on puisse être ensemble. - Jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Il est prêt. Demain, il fera ce qu'on lui demande de faire.
Bien, tu as réussi.
Je dois aller voir les Gardiens.
Je demande à être entendu
par les Gardiens Sidhe !
Je vous implore
de nous donner la chance de retourner à Avalon
et redevenir immortels !
Votre châtiment pour avoir tué un Sidhe
est un corps et une vie de mortel.
Vous ne pourrez jamais revenir à Avalon.
Ce crime est le mien, pas celui de ma fille.
Les portes d'Avalon resteront closes à votre fille,
à moins que l'âme d'un prince
ne leur soit offerte.
L'imortalité pour ma fille
est tout ce que je désire, donc je vous promets
l'âme du plus grand prince qui soit.
Arthur Pendragon !
Ce que tu as vu au lac.
Ça doit être Avalon.
Le monde de la jeunesse éternelle.
Les mortels doivent l'apercevoir juste avant de mourir.
- Je l'ai vu et je suis encore là. - Incroyable.
À quoi ça ressemble ?
Ils vont sacrifier Arthur, on ignore même
- qui ils sont. - On le sait, maintenant.
J'ai vu cette écriture sur la canne d'Aulfric.
C'est de l'Ogham, une ancienne écriture.
"Pour tenir la vie et la mort entre vos mains."
Vu ce qu'il est écrit sur cette canne et ce que tu as vu au lac, c'est sûr.
Nous avons affaire à des Sidhe.
- Ça ne présage rien de bon... - Ce sont des maîtres de l'envoûtement.
- Arthur aurait été envoûté ? - Très certainement.
Je crains que le rêve de Morgana soit en train de se réaliser.
J'ai requis cette audience, père,
pour une affaire de la plus haute importance.
Vous avez sûrement remarqué
que Dame Sophia Tirmawr et moi
sommes devenus très proches.
Pas trop, j'espère.
Nous nous aimons.
C'est pourquoi je vous demande la permission de nous marier.
C'est une boutade, je suppose.
- Je vais l'épouser. - Vous vous connaissez depuis 2 jours.
Nous nous aimons.
Vous vous aimez ?
Nous ignorions que vous étiez si romantique, n'est-ce pas, Morgana ?
- Il me surprendra toujours. - Je vais l'épouser.
Peu importe ce que vous en pensez.
Je croyais que tu étais venu demander ma permission.
Par courtoisie, rien d'autre.
Gardes, la porte.
Tu oublies dans quelle cour tu te tiens.
Vous ne m'arrêterez pas.
Si je veux l'épouser, je l'épouserai.
Arrêtez Sophia et Aulfric Tirmawr.
- Que faites-vous ? - Et prévenez le bourreau
qu'on aura besoin de lui, demain matin.
- Vous ne pouvez pas. - Si, je peux,
et si tu ne me respectes pas, c'est ce qui arrivera.
Relâchez-les.
Tu as toute la vie devant toi.
Sophia est certainement ton premier amour,
mais elle ne sera pas le dernier.
Profites-en bien tant que tu peux.
Tu n'as pas d'annonce surprise à me faire, rassure-moi ?
Vous devriez prendre ça plus au sérieux.
Il est jeune, fou et amoureux.
Dans une semaine, il sera après une autre fille.
- Sophia l'en empêchera. - Tu aurais une dent contre elle ?
Elle ne m'inspire pas confiance.
- Vous avez vu comme il a changé. - Il est fou amoureux.
- Elle est dangereuse. - Dangereuse ? Pour qui ?
Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
C'est une impression, je le sens.
Et qu'a-t-elle fait pour que tu aies cette impression ?
Rien, encore. C'est ce qu'elle va faire.
- Je ne sais pas comment vous dire ça. - Essaye.
Quoi que ce soit, tu peux m'en parler.
J'ai déjà vu des filles dans son genre.
Elles charment les garçons et les jettent.
- Je ne veux pas qu'il souffre. - Je sais que tu veux le protéger,
mais il y a des leçons que nous devons apprendre nous-même.
Il souffrira une semaine et Sophia sera oubliée.
J'espère.
Tu es sûre qu'il n'y a rien d'autre derrière tout ça ?
Oui, ce n'est rien.
Sors.
J'ai trouvé le roi un peu dur.
Je n'ai pas besoin de ta compassion.
Mais il avait pas tort.
Je t'ai ordonné de sortir. Laisse-moi.
Vous pensez aimer Sophia.
Qui es-tu pour me dire ce que je pense ?
- Votre ami. - Non, tu es mon serviteur.
Vous ne savez pas ce que vous faites.
Elle vous a envoûté.
Je vous avais dit qu'on voudrait nous séparer.
Je sais.
- Je ne le permettrai pas. - Ne l'écoute pas, elle te manipule.
Nous pouvons nous enfuir ensemble.
Fuir cet endroit, ces gens.
Je vous ai vu.
Je l'ai suivi. Ils veulent vous offrir en sacrifice.
Vous laissez votre serviteur
- parler comme ça à vos invités ? - Je sais ce que vous manigancez.
Je vous ai suivi au lac et j'ai tout entendu.
Il faut me croire !
Ne l'écoute pas.
Allons-y.
- Partons ce soir. - Elle va vous tuer.
Sophia veut vous sacrifier en échange de l'immortalité.
- Si vous la suivez, vous mourrez. - Ça n'a aucun sens.
- On s'aime. - Ce sont des êtres magiques.
Regardez les écritures sur sa canne.
Regardez ces yeux. Regardez-le.
Vous me croyez, maintenant ?
- Arthur, vous voyez ? - Je vois parfaitement.
Il est parti avec elle. Elle l'a emmené.
Du calme.
Je sais que vous ne me croyez pas, mais je suis sûre que ça va arriver.
- Mon rêve va se réaliser. - Je te crois.
- Je dois le dire à Uther. - Tu ne peux pas.
Je dois faire quelque chose, sinon il va mourir.
Tu ne peux pas parler à Uther de tes rêves.
Si Uther sait que tu as le don de voyance,
- il t'accusera de sorcellerie. - Je n'ai pas le choix.
- Je ne peux pas le laisser mourir. - Attends.
On se connaît depuis longtemps, tu me fais confiance ?
Oui, vous le savez bien.
Alors, faites-moi confiance.
Restez ici et ne dites rien à personne.
- Mais Arthur... - Je m'en charge.
- Où allez-vous ? - Chercher quelqu'un qui peut aider.
Que t'est-il arrivé ?
Aulfric. Où est Arthur ?
Il faut que je le rattrape. C'est quoi, ce bourdonnement ?
Attention, tu tiens à peine debout.
- Il faut que j'y aille. - Pas question, pas dans cet état.
Sans tes pouvoirs, tu serais mort.
Ça va, il a besoin de moi.
- Plus de bourdonnement ? - Non.
- Menteur. - Je dois y aller, sinon il mourra.
Les Sidhes sont un peuple vicieux. Prends garde à toi.
Vous en faites pas, je sais ce que je fais.
- Par là. - C'était un test.
Va. Ils t'attendent.
- Je ne comprends pas. Tu viens aussi. - On ne peut pas y aller tous les deux.
Il n'a jamais été question de moi.
J'ai fait ça uniquement pour qu'on retourne tous les deux à Avalon.
Nos destins divergent.
Le mien est de vivre en tant que mortel.
- Je ne veux pas te quitter. - Tu le dois.
Une fois la cérémonie commencée, tu dois la mener à son terme.
Les Gardiens veulent une âme.
S'ils n'ont pas la sienne, ils prendront la tienne.
Je ne t'oublierai jamais.
Que s'est-il passé ?
Où suis-je ?
Vous vous souvenez de rien ?
Ma tête !
Il y avait une fille.
Sophia, elle...
J'ai demandé à mon père quelque chose la concernant...
Où avais-je la tête ?
On s'est posés la question.
Surtout cette nuit, quand vous vous êtes enfui avec elle.
- J'ai fait quoi ? - Merlin a dû vous ramener à Camelot.
Ça ne me dit rien du tout.
Ça doit être à cause du choc.
Quel choc ?
Quand je vous ai rattrapé, vous ne vouliez pas rentrer,
j'ai dû vous faire entendre raison, par la force.
Tu as réussi à m'assommer ?
- Avec une branche. - Il ne l'a fait
que pour vous ramener sain et sauf.
Personne
ne doit l'apprendre.
Pas un mot.
Compris ?
Avec ton absence à la patrouille de ce matin,
j'ai cru que tu avais fui avec Sophia, emporté par la passion.
J'aurais préféré.
Ça m'aurait évité de vous faire face et de me sentir bête... à nouveau.
Ça devient une habitude, chez vous.
Une erreur a été commise. Et personne n'est responsable.
Pas directement.
- On peut dire que c'est ma faute. - Que s'est-il passé ?
- Eh bien... - Quelqu'un d'intelligent.
Après le départ de Sophia, j'ai voulu l'oublier,
donc
je suis allé chasser.
Tuer des bêtes panse les blessures du coeur ?
Non, mais c'est distrayant.
Merlin aurait dû vous dire que je rentrerais plus tard.
Une maladie mentale vous affecte-t-elle ?
- Probablement. - Je m'en occupe.
Espérons, pour notre bien, que vous trouviez un remède.
Ou la famine risque de nous guetter.
La famine ?
J'ai eu des nuits agitées.
J'ai préparé un autre traitement.
Les rêves ont cessé ?
Arthur m'a dit ce qui s'est vraiment passé.
Tu as dû le frapper très fort.
Je m'en veux vraiment.
Voilà.
Tous les soirs, juste avant le coucher.
Elle ne doit jamais apprendre la vérité.
Pourquoi ? Sa vision a permis de sauver la vie d'Arthur.
Ça aurait pu lui coûter la sienne.
Si Uther l'apprend, plus rien ne sera comme avant.
Ça doit rester secret.
Elle est comme moi ?
Elle peut utiliser la magie ?
Personne n'est comme toi, Merlin.
Mais elle a le don ?
Pour son bien, j'espère que non.
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