La mort d'Arthur / Le Morte d'Arthur (Episode 13 Saison 1)
Résumé : La bête glapissante mord Arthur, alors qu'Uther lui avait donné mission de la tuer. La morsure de cette créature de l'ancien culte est fatale, et seul un remède magique peut sauver Arthur. Merlin part sur l'ile Fortunée pour le trouver.

Acteurs de l'épisode :

Bradley James (II) (Arthur Pendragon)
Richard Wilson (Gaius)
Angel Coulby (Gwen)
Colin Morgan (Merlin)
Katie McGrath (Morgana)
Anthony Stewart Head (Uther Pendragon)

Réalisé par : James Hawes
Ecrit par : Julian Jones



Texte intégral de l'épisode La mort d'Arthur

Ma lance.
Tu n'as donc aucun don ?
Je réfléchis...
Je ne suis ni grossier ni insensible de nature.
Seulement énervant.
Il a sûrement plus peur de toi, que toi de lui.
- On l'a perdu ? - Qui manque ?
Où est Sir Bedivere ?
La créature que vous décrivez a toutes les caractéristiques
- du Monstre Légendaire. - C'est un mythe, à n'en pas douter.
Les anciens écrits disent que la venue du Monstre Légendaire
annonce un grand bouleversement.
Ce sont des sornettes.
Quoi que ce soit, ça sème la panique.
Le peuple a peur qu'il entre dans la cité.
Alors, nous devons le tuer. Rassemble la garde.
Vous partez à l'aube.
Je vous en prie, Sire. N'ignorez pas ceci.
C'est un présage.
Je l'ai déjà vu auparavant,
la nuit où votre épouse Ygraine est décédée.
Je vous ai dit de ne plus jamais parler de cette nuit-là.
J'ai vaincu la Croyance Ancestrale.
Ces mises en garde ne valent plus rien pour moi.
Arthur anéantira le Monstre et il ne nous fera plus aucun mal.
Ce n'est pas un monstre ordinaire.
- Ne vous en faites pas. - Écoute-moi. Tu ne comprends pas.
Uther méprise la Croyance Ancestrale, mais elle est bien réelle.
Pour affronter un tel monstre, tu dois comprendre d'où il vient.
- Comment ça ? - La Croyance Ancestrale renferme
la magie de la vie et de la mort.
Le Monstre Légendaire porte ce pouvoir.
Une morsure et c'est la mort.
Et il n'y a aucun remède.
Réveillez-vous !
C'est moi, c'est Gwen ! Arrêtez ! C'était juste un rêve.
C'était effroyable.
Vous avez vu notre ennemi.
C'est une créature abominable.
Vous êtes les meilleurs chevaliers du royaume. Nous pouvons,
et nous allons la tuer,
avant qu'elle ne blesse un autre citoyen.
Pour l'amour de Camelot !
- Qu'est-ce que tu fais ? - Tu ne peux pas l'affronter !
Retourne te coucher. Il n'y a rien à craindre.
J'ai vu des choses effroyables.
- N'y va pas ! - Un mauvais rêve.
- Je l'emmène voir Gaius. - Je ne te laisserai pas partir.
Fais-la rentrer.
Je veillerai sur lui, ma dame.
Promis.
Suivons la piste.
Restez groupés.
Quoi ?
Il ne t'a pas mordu, si ?
À l'aide !
Qu'y a-t-il ?
Il a été mordu !
- J'ai essayé de le sauver. - Il faut prévenir le Roi.
- Vous devez faire quelque chose. - J'aimerais bien.
Je trouverai !
Faites-moi confiance.
Vous m'entendez, Sire ?
- Là. - Le Roi va arriver.
Il ne peut pas mourir. C'est mon devoir de le protéger.
- Nous n'avons pas encore tout essayé. - C'est la complainte de chacun.
C'est mon ami.
Alors, sauve-le.
Le sort est peut-être long à faire effet.
La morsure du Monstre est une condamnation à mort
- qu'aucune magie ne peut annuler. - Où est mon fils ?
- Fais quelque chose ! - J'essaie, Votre Majesté.
- Gaius trouvera un remède. - Je ferai tout mon possible.
Je vais le porter jusqu'à ses appartements.
Je n'ai été à la hauteur ni d'Arthur
ni de mon destin.
Pourtant, tu ne serais pas là si c'était vrai.
Le Monstre Légendaire l'a mordu. Il va mourir.
Est-ce qu'il respire encore ?
- À peine. - Alors, on peut encore le guérir.
J'ai essayé,
- je ne peux pas le sauver. - Tu ignores comment le sauver.
- Mais vous pouvez me dire comment ? - Peut-être.
Ce ne sera pas facile.
- Je ferai n'importe quoi. - Ah oui ?
Je vous en prie. Dites-moi ce que je dois faire !
Très bien.
Le Monstre Légendaire est une créature invoquée
grâce aux pouvoirs de la Croyance Ancestrale.
Seule cette ancienne magie te permettra de le sauver.
Elle a disparu il y a des siècles.
La Croyance Ancestrale a pour origine la Terre elle-même.
C'est ce qui fait que tout est lié.
Elle perdurera bien après l'ère de l'Homme.
Comment peut-elle m'aider à sauver Arthur ?
Tu dois trouver ceux qui la pratiquent encore.
Ceux qui maîtrisent la vie et la mort.
Où ?
Rends-toi à l'endroit que les hommes nomment L'Île des Bénis,
là où le pouvoir des anciens se ressent encore.
Là, tu trouveras comment sauver Arthur.
Et, Merlin,
le jeune Pendragon doit vivre,
quoi qu'il en coûte.
Te revoilà. J'ai besoin de toi.
Il faut qu'on donne ça à Arthur pour soulager son agonie.
- On doit le sauver. - On a déjà essayé.
La Croyance Ancestrale a créé la bête. Le remède doit avoir la même origine.
- Rares sont ceux qui la maîtrisent. - La Croyance Ancestrale perdure
sur une île, au-delà des monts enneigés...
L'Île des Bénis, vous connaissez ?
La Croyance Ancestrale y trouverait sa source,
l'origine de son pouvoir.
- Pourquoi me l'avoir caché ? - Parce que c'est trop dangereux.
C'est notre seule chance !
- Je dois la trouver. - Et une fois là-bas,
- que demanderas-tu ? - La guérison d'Arthur.
Le Monstre Légendaire a choisi Arthur.
La Croyance Ancestrale a donc décidé de son destin.
- Je les ferai changer d'avis ! - Ce n'est pas si simple !
Les hauts prêtres peuvent donner la vie, ou la reprendre.
Mais il y aura un prix à payer.
Ils demanderont une vie en échange.
Je t'en prie...
Je t'en supplie...
Pardonnez-moi.
Mais quel que soit le prix à payer, je m'en acquitterai volontiers.
Tiens.
Tu auras besoin d'une carte.
Et j'ai aussi ça.
Ma mère me l'avait donné.
C'est une patte de lapin.
- Une protection ? - Contre les esprits malins, en théorie.
Balivernes. Je ne suis pas superstitieux.
J'ignore pourquoi je te l'ai donné.
Je la veux.
Gardez Arthur en vie jusqu'à ce que je revienne.
Dors, Arthur.
Rends-toi à l'endroit que les hommes nomment L'Île des Bénis,
au-delà des monts enneigés, par la vallée des rois déchus.
Au nord des grandes mers de Meredor,
tu trouveras un lac.
Vous devriez vous reposer.
- Il ne faut pas le laisser seul. - Je vais veiller sur lui.
Vous ne mourrez pas.
Je vous le dis.
Car je sais qu'un jour,
vous serez roi,
le grand roi que votre père n'aura jamais été.
C'est ce qui me permet d'avancer.
Vous vivrez pour être l'homme que j'ai vu en vous, Arthur.
Je vois un Camelot juste et équitable.
Un roi que le peuple aimera. Un roi dont le peuple sera fier.
Pour l'amour de Camelot...
vous devez vivre.
Puis-je vous apporter quelque chose ?
Le peuple commence à faire ses adieux.
- Il n'est pas encore mort, Sire. - Mais il ne guérira pas.
Pas sans un miracle.
Je ne crois pas aux miracles.
Vous ?
Sais-tu qui je suis ?
Nimueh.
Le dragon ne pouvait pas parler de vous.
Pourquoi ça ?
- Vous avez essayé de me tuer. - J'ignorais alors ton importance.
- Et Arthur... - Je n'ai jamais cherché à le tuer.
Et aujourd'hui, il semblerait que son salut passe par moi.
Alors, vous savez ce que je veux ?
Accepterez-vous ?
Je ne peux engendrer la vie sans rien donner en échange.
- Je sais que ça aura un prix. - Une vie s'échange contre une mort.
L'équilibre du monde doit être assuré.
De mon plein gré, je donne ma vie pour celle d'Arthur.
Quel courage, Merlin.
Si seulement c'était si simple.
Comment ça ?
Une fois le marché accepté, on ne peut revenir en arrière.
Je ferai ce qu'il faudra.
Sa vie vaut cent fois la mienne.
La coupe de la vie,
bénie par des siècles de puissante sorcellerie
afin de renfermer le secret de la vie elle-même.
Si Arthur boit de l'eau issue de la coupe...
il vivra.
Le marché est scellé.
J'espère que tu es satisfait.
Il faut donner ça à Arthur.
- Qu'est-ce ? - De l'eau issue de la coupe de la vie.
Si Arthur la boit, il guérira. Faites vite !
Qu'attendez-vous ?
Quel prix as-tu payé pour racheter sa vie ?
La vie de qui as-tu échangé ?
On n'a pas le temps. Ne vous inquiétez pas,
tout ira bien.
Que fais-tu, médecin ?
Que lui donnes-tu ?
C'est une teinture à base de lobélie.
Un ancien remède pour les morsures empoisonnées.
- Un antidote ? - Nous l'espérons.
- Vous pensez que ça va marcher ? - C'est notre dernier recours.
Vous devriez le laisser se reposer.
Je ne le laisserai pas.
Je t'en prie, prends garde.
Ce n'est que le début.
Le prince est vivant.
On a cru te perdre.
Rassurez-vous, père, je ne vais pas mourir.
Je crois que quelqu'un veille sur moi et s'assure qu'il ne m'arrive rien.
Tu as peut-être raison.
Long est le chemin qui te mènera au trône.
Il te faudra un ange gardien.
Je vais informer la cour que le prince est vivant.
Je savais
que vous guéririez.
Je me rappelle que tu m'as parlé.
- Vraiment ? - Tu m'as caressé le front.
- Je m'occupais de votre fièvre. - Tu n'as jamais perdu espoir.
- Des banalités. - Répète ce que tu disais.
Je me souviens pas.
Mais si.
- Non, vraiment. - Allons.
Quelque chose
sur l'homme que je suis au fond.
Je n'ai jamais dit ça.
Je dois aller les laver, Sire.
Je suis vivant !
- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Reste là où tu es.
Qu'y a-t-il ?
N'approche pas.
Mère ?
- Que lui est-il arrivé ? - Elle est gravement malade.
- Réagissez ! - Si je pouvais...
- Je vous en prie ! - Ce n'est pas une maladie ordinaire.
C'est impossible !
Qui as-tu rencontré sur L'Île des Bénis ?
- Nimueh ? - Comme vous l'aviez dit,
elle a exigé un prix. J'ai donné ma vie, pas celle de ma mère.
J'aimerais pouvoir faire quelque chose.
Je vais te guérir.
Promis.
Vous saviez que ça allait arriver !
Vous m'avez fait échanger la vie de ma mère contre celle d'Arthur.
- Tu disais être prêt à tout. - Vous saviez que ma mère en mourrait ?
Je savais qu'il faudrait en payer le prix.
- Mais vous m'avez quand même envoyé. - Arthur doit vivre.
Je ne suis pas des vôtres !
Nous appartenons tous deux à la Croyance Ancestrale.
C'est la source de ton pouvoir.
- Comment ça ? - Ta destinée
est de protéger le jeune Pendragon jusqu'à son accession au trône.
Quand ce sera fait, la magie reviendra dans le royaume.
Alors seulement, je serai libre.
C'est donc tout ce qui compte ?
- Je vous croyais mon ami. - Je suis bien plus que ça.
Je suis ta famille.
Ma seule famille, c'est ma mère,
- et je l'ai tuée à cause de vous. - Elle n'est pas morte en vain.
Nous accomplirons de hauts faits ensemble,
- toi et moi. - Vous ne serez jamais libéré !
Après ce que vous avez fait,
je m'assurerai que vous ne revoyiez jamais la lumière.
Vous...
ne me reverrez plus.
Où est-elle ?
Elle dort.
Je dois la sauver.
Tu ne peux pas.
Si l'équilibre du monde exige une vie, Nimueh doit prendre la mienne.
- Je retourne sur l'île. - Tu es jeune.
Tes dons et ta destinée sont trop précieux pour être sacrifiés.
Ma destinée ? Il s'agit de ma mère.
À quoi servent mes pouvoirs si je ne peux pas la sauver.
Vous m'avez tant appris.
Vous m'avez appris qui j'étais,
la finalité de mes capacités,
que la magie ne devait servir que pour des hauts faits.
Mais surtout, vous m'avez toujours appris
à faire ce qui est juste.
Je dois dire au revoir à Arthur.
Comment allez-vous ?
Bien.
J'en suis ravi.
Je le dois à Gaius.
Je dois vous parler.
T'as toujours pas compris, pas vrai ?
- C'est moi qui décide quand on parle. - Pas aujourd'hui.
Parfois, je me demande si tu sais qui je suis.
Je sais qui vous êtes.
Tant mieux.
Vous êtes un idiot.
De calibre royal.
- Changeras-tu jamais, Merlin ? - Non. Vous vous ennuieriez.
Promettez-moi, si vous prenez un autre serviteur, prenez pas un lèche-bottes.
Si tu essaies de démissionner...
Je serai heureux de vous servir... jusqu'à ma mort.
Des fois, je pense te connaître.
- D'autres... - Eh bien,
je vous connais.
Vous êtes un grand guerrier.
Et un jour, vous serez un grand roi.
C'est gentil, merci.
Mais vous devriez écouter aussi bien que vous combattez.
Autre chose ?
C'est tout.
Seulement...
arrêtez d'être un idiot.
Gaius est allé faire des provisions. Je la surveille jusqu'à son retour.
Merci.
- Je suis navrée. - Elle guérira.
J'ai essayé de la mettre à l'aise.
Ton coeur est si pur, Gwen.
Ne perds jamais ça.
Tu vas guérir, je te le promets.
Tu verras.
Tu es si bon, mon fils.
Mais tu ne dois pas t'en faire pour moi.
Je sais que les Dieux me protégeront, et qu'un jour,
je te reverrai.
Tu vas me manquer.
Toi aussi.
Cher Merlin,
ma vie touche déjà à sa fin.
Elle a eu, dans sa majeure partie, très peu d'intérêts.
Très peu qui seront mémorables.
En revanche, Merlin,
la tienne est destinée à être importante.
Suis les préceptes que je t'ai enseignés,
et je pense que, le moment venu,
tu deviendras le plus grand sorcier de tous les temps.
T'avoir côtoyé a été mon plus grand bonheur,
et me sacrifier pour toi
est un grand honneur pour moi.
Tu es, et seras toujours,
le fils que je n'ai jamais eu.
Je ne pensais pas vous revoir ici.
Ma Dame.
Vous ne m'aviez pas appelé comme ça depuis longtemps.
- Je suis venu demander votre aide. - Comme au bon vieux temps, pour Uther.
Le résultat ne vous a pas plu.
Je vous offre la chance de vous racheter de la mort de sa femme.
J'ai sauvé la vie de son fils.
- Que demander de plus ? - Cette fois, un juste prix en retour.
Merlin veut échanger sa vie contre celle de sa mère.
Je suis là pour vous offrir la mienne à la place.
Avec tous mes pouvoirs divinatoires,
je n'aurais jamais pu le prédire.
Gaius, ce héros !
Pourquoi exaucerais-je votre voeu ?
Vous avez regardé nos amis brûler
lors de la Grande Purge. Vous n'êtes qu'un traître.
Merlin est celui qui peut restaurer l'usage de la magie dans ce monde.
Aux côtés d'Arthur, il peut forger un tout nouveau royaume.
Un monde de paix et de beauté dont on ne peut que rêver.
Et vous êtes prêt à donner votre vie
pour le futur qu'ils représentent ?
J'attends.
Êtes-vous prêt à mourir, Gaius ?
Pour Merlin,
je donnerai ma vie.
Déjà de retour, sorcier ?
Qu'avez-vous fait ?
Ta mère est sauve.
Ce n'était pas ce que tu voulais ?
- L'avez-vous tué ? - C'était son voeu.
J'ai proposé ma vie pour celle d'Arthur, pas celle de ma mère ou de Gaius.
La Croyance Ancestrale se moque de qui vit ou meurt.
L'équilibre du monde doit perdurer, c'est tout.
Pour sauver une vie, une autre doit être prise. Gaius le savait.
La coupable n'est pas la Croyance Ancestrale, mais vous.
Rejoins-moi.
Nous sommes trop liés pour nous opposer.
- Je ne partagerai rien avec vous ! - Avec mon aide, Arthur deviendra roi.
Je le ferai roi, mais vous ne verrez jamais ce jour.
Tes trucs de gamin sont impuissants contre moi, Merlin.
Je suis une prêtresse de la Croyance Ancestrale.
Tu es aussi issu de la Croyance Ancestrale.
- Rejoins-moi. - Vous croyez que je vais m'associer
à une magie si égoïste et cruelle ? Jamais.
Ainsi soit-il.
Quel dommage.
Ensemble, on aurait pu régner sur le monde.
Vous n'auriez pas dû tuer mon ami.
Vous êtes en vie !
Qu'as-tu fait ?
Nimueh est morte.
L'équilibre du monde est restauré.
Tu m'impressionnes.
Tu as réussi à maîtriser le pouvoir de la vie et de la mort.
On fera de toi un grand sorcier.
Vous croyez en moi, maintenant ?
Eh bien,
oui...
si tu pouvais...
arrêter cette fichue pluie !

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