Le labyrinthe / The Labyrinth of Gedref (Episode 11 Saison 1)
Résumé : Arthur tue une licorne et un sort s'abat sur Camelot. La ville est soudainement victime de famine et de sécheresse. Afin de conjurer le sortilège, Arthur doit se racheter. S'il ne le fait pas, Camelot est condamnée...

Acteurs de l'épisode :

Frank Finlay (Anhora)

Réalisé par : James Hawes
Ecrit par : Julian Jones



Texte intégral de l'épisode Le labyrinthe

Qu'est-ce que c'est ?
Je l'ignore.
On va l'encercler.
Tu vas le forcer à sortir.
Vous voulez que j'y aille ?
On ignore ce que c'est. Ça pourrait être dangereux.
Espérons-le. Vas-y.
Va-t-en !
Il vont te tuer. Va-t-en !
Je suis désolé.
Désolé.
Une licorne !
Qu'avez-vous fait ?
Ne fais pas ta fillette.
Qu'est-ce que tu regardes ?
Père !
Une corne de licorne pour orner les murs de Camelot.
Magnifique.
C'est la première fois que j'en vois une.
Regarde.
Très impressionnant, Mon Seigneur.
Qu'y a-t-il, Gaius ? Je vous écoute.
Les licornes sont des créatures rares et mystiques.
La légende dit que quiconque en tue une sera frappé de malchance.
Balivernes.
Tous les royaumes nous envieront.
Heureux que ça vous plaise.
Je ne comprends pas qu'Arthur prenne plaisir à tuer une licorne.
Arthur est un chasseur. C'est dans son sang.
Toi, tu es totalement différent.
C'était la plus belle créature que j'ai jamais vue.
- Vous auriez dû voir ça. - C'est un rare privilège.
Malheureusement, les licornes sont en voie de disparition.
- Essayez de le dire à Arthur. - J'imagine que ça doit pas être facile.
Mon cheval a perdu un fer. Amène-le chez le forgeron.
Assure-toi qu'il fasse ça bien.
Après, tu pourras astiquer ma...
selle.
Tu m'écoutes ?
Tu fais la grimace depuis qu'on est revenus de la chasse.
Ne me dis pas que tu m'en veux encore pour la licorne ?
Je crois que vous n'auriez pas dû la tuer.
Ah oui ?
- Et pourquoi ça ? - Elle ne faisait de mal à personne.
- À quoi bon la tuer ? - Nous chassions.
C'est ça, la chasse.
Tu voulais en faire un animal de compagnie ?
- Regarde ça. - Quoi ?
Tu sais ce que c'est ?
Des déjections de rat. Mes appartements sont infestés.
Tu vas arrêter de t'en faire pour les licornes
et t'occuper des rats à la place.
- Entrez. - Mon Seigneur,
le roi vous demande de toute urgence.
Trouve ce rat.
Il n'y a plus un épi debout.
On a appris qu'il en est de même dans tout le royaume.
J'ai traversé cette vallée hier. Les épis se portaient bien.
C'est arrivé dans la nuit. Les fermiers ne comprennent pas.
- Est-ce une sorte de maladie ? - Peut-être.
J'ai demandé au médecin de la cour de faire des analyses.
Il faut rationner le peu de nourriture qui nous reste.
- Vous savez ce qui arrive aux épis ? - Je fais toutes les analyses.
Aucune maladie ne peut se propager dans tout le royaume en une seule nuit.
Qu'est-ce qui tuerait toutes les plantes ?
Pas toutes les plantes.
Les arbres et les haies qui entourent les champs sont intacts.
Malheureusement, ils ne sont pas comestibles.
- Ça tue que les plantes comestibles ? - On dirait bien.
Si ce n'est pas une maladie, c'est magique.
Il est trop tôt pour le dire.
Il peut y avoir quelque chose dans le sol ou l'eau qui l'expliquerait.
Je ne peux dire au roi qu'il s'agit de sorcellerie sans en être sûr.
- Suivant ! - Le bétail meurt ou a été mangé.
La nourriture et l'eau se font rares. Les rations sont insuffisantes.
C'est tout ce qu'on a comme grain ?
Les gens ont peur.
- Il y a eu des pillages. - On doit maintenir l'ordre à tout prix.
La panique ne ferait qu'empirer la situation.
Je vais annoncer que les pilleurs seront exécutés.
À compter de ce soir, Camelot sera sous couvre-feu.
Je m'en occupe.
- Rends-moi ça. C'est à moi. - Non, c'est à moi...
C'est vrai que les épis sont tous morts ?
Oui. Il va falloir qu'on se serre la ceinture.
- Arthur va faire quelque chose. - Sinon, je m'en occuperai.
Du sable ?
Et le puits en est plein ?
J'ai envoyé des hommes au réservoir souterrain.
Il n'y a plus une goutte d'eau.
D'abord les épis et maintenant ça.
C'est pareil partout dans le royaume.
Il n'y a plus d'eau nulle part.
Tu as une explication ?
Pas scientifique, dans tous les cas.
J'en conclus qu'il s'agit de sorcellerie.
Tu as raison. C'est l'oeuvre de la magie.
Le royaume est attaqué.
J'espérais que tu essayais d'en refaire de l'eau.
Je t'ai mis en garde contre l'usage de la magie,
mais s'il devait y avoir un bon moment pour l'utiliser, c'est maintenant.
J'aimerais savoir comment. J'ai tout essayé.
S'il s'agit de magie,
elle est plus puissante que la mienne.
Patrouillez au marché et dans la basse-ville.
Personne ne sort de sa maison.
Rompez.
Tu sais qu'il y a un couvre-feu ?
J'étais dans vos appartements, je chassais le rat.
Tu l'as trouvé ?
Un rat est plus malin que toi ?
On dit que les rats sont très intelligents.
Plus que toi, on dirait. Rentre chez toi.
Je serais gêné d'enfermer mon serviteur pour avoir enfreint le couvre-feu.
Qu'est-ce que c'était ?
Quoi ?
Ça veut dire que tu passes par l'autre côté et l'interceptes.
- Où est-il ? - Je n'ai vu personne.
Il était là. Me dis pas que tu l'as laissé passer ?
- Je n'ai laissé passer personne. - Tu es aveugle ?
Vous me cherchez ?
Je suis Anhora,
gardien des licornes.
Camelot est sous couvre-feu. Que voulez-vous ?
J'ai un message.
À qui est-il adressé ?
À vous, Arthur Pendragon.
C'est vous le responsable de ce qui arrive à nos épis,
de l'eau qui se transforme en sable ?
Vous êtes seul responsable du malheur
- qui s'abat sur Camelot. - Moi ?
J'apporterais sécheresse et famine à mon propre peuple ?
En tuant la licorne, vous avez libéré une malédiction.
En conséquence, Camelot souffrira de grands maux.
Si vous avez lancé une malédiction sur Camelot, vous allez la lever,
- ou vous le paierez de votre vie. - La malédiction n'est pas de moi.
Levez la malédiction ou vous serez exécuté.
Vous seul pouvez le faire.
Vous serez testé.
Je vous arrête.
Tant que vous n'aurez pas fait vos preuves,
et vos excuses pour avoir tué la licorne,
la malédiction ne sera pas levée.
Si vous échouez à l'un de ces tests,
Camelot sera condamné
pour l'éternité.
Tu crois que ce que ce Anhora a dit sur la malédiction est vrai ?
Vous disiez que quiconque
tue une licorne serait frappé de malchance. C'est logique.
Le petit déjeuner sera frugal. Ce sont nos derniers restes.
Où avez-vous trouvé l'eau ?
Une chance pour nous deux, tu avais oublié de vider ton bain.
- Le thé est fait avec l'eau du bain ? - Il est pas si mal.
Peut-être un peu...
savonneux.
Que pense Arthur de la malédiction ?
Arthur ne croit pas être responsable. C'est la faute d'Anhora, pour lui.
Si tu veux pas boire l'eau du bain, fais en sorte qu'Arthur comprenne.
Ce...
rat !
Il a fait un trou dans ma botte ! Regarde.
- Il doit être aussi affamé que nous. - Ça t'amuse ?
- Un peu. - Fais-la réparer,
et trouve ce rat.
Vous avez repensé à ce qu'Anhora a dit cette nuit ?
Il a peut-être réussi à s'enfuir cette nuit,
mais au moins, maintenant, on sait qui on cherche.
J'ai dit à mon père que je trouverais ce Anhora
et mettrais un terme à tout ça.
Et s'il disait vrai pour la malédiction ?
Tu me crois responsable des souffrances
- de mon peuple ? - Non,
pas intentionnellement.
Quand vous avez tué la licorne,
j'ai vu Anhora dans la forêt.
- Pourquoi tu n'as rien dit ? - Ça n'a duré qu'un instant,
et il a disparu. J'ai cru avoir une hallucination.
- Mais il était là. - Ça ne prouve rien.
Il dit peut-être la vérité.
Le fait qu'il rôdait dans la forêt me donne encore moins confiance.
Pourquoi apparaître à Camelot et vous mentir ?
On l'avait encerclé. Il essayait de s'en sortir en me rejetant la faute.
Il peut disparaître. Il a pas besoin de ça pour s'en sortir.
Mon père m'a mis en garde contre les sorciers.
Ils n'auront de repos avant que notre royaume soit détruit.
- Je crois qu'il dit la vérité. - Alors, tu es idiot.
La parole d'un sorcier ne vaut rien. Tu ferais bien de t'en souvenir.
Mais je crois savoir
ce que va faire Anhora,
et quand il agira,
on l'attendra.
Inutile de monter la garde.
Installe-toi bien.
- Et arrête de faire claquer tes lèvres. - J'ai soif.
Comme tout le monde.
On vient.
Montrez-vous,
avant que je vous tue.
Qui êtes-vous ?
- Je m'appelle... - Plus fort !
Je m'appelle Evan.
Tu crois pouvoir te servir dans nos réserves de grain ?
Mon père a ordonné l'exécution des pillards.
Je vous en prie. Je ne vole pas pour moi.
J'ai trois enfants affamés qui n'ont pas mangé depuis deux jours.
- On est tous à la même enseigne. - Je sais que c'est mal de voler.
Je ne pouvais les laisser mourir de faim.
Tu préfères qu'ils assistent à ton exécution ?
Rentre chez toi.
Si tu voles à nouveau, je ne t'épargnerai pas.
Oui, Mon Seigneur.
Attends.
Économise-le.
Ta famille et toi n'aurez peut-être rien d'autre à manger avant longtemps.
Vous vous êtes montré juste et miséricordieux, Mon Seigneur.
Vous en serez récompensé.
Arrêtez-le !
Arrêtez cet homme ! Il pille !
Je pensais pas tant aimer l'eau.
J'avais la gorge sèche, j'avais peur de rester sans voix.
La sécheresse aurait eu quelque chose de bon, alors.
Encore ?
Le sable disparaît, l'eau revient dans les puits.
Ça n'a aucun sens.
J'imagine que tu as une explication à tout ça, Merlin ?
Je t'écoute.
Anhora a dit que vous seriez testé.
Et cette nuit dans le grenier, vous avez laissé partir ce villageois.
Et il a dit :
- "Vous en serez récompensé." - Il était à peine reconnaissant,
- et il avait raison. - C'était peut-être votre premier test ?
Vous l'avez réussi, donc la malédiction commence à se lever.
C'est peut-être votre récompense ?
- Rien ne vous oblige à m'écouter. - On est d'accord sur quelque chose.
Si vous êtes testé à nouveau, vous pourriez arrêter les souffrances.
Je sais que c'est tout ce qui compte pour vous.
On devrait peut-être chercher Anhora.
Je ne peux pas négocier avec un sorcier. Mon père refusera.
Alors, il est préférable de ne pas lui dire.
Je dois aller voir les gardes.
Essaie de me trouver à manger.
Trouver à manger...
Qui sont-ils ?
Ils viennent des villages frontaliers chercher de la nourriture.
On n'a déjà pas assez de vivres pour ceux qui vivent ici.
Vous n'y êtes pour rien.
Je suis sûre que vous faites de votre mieux.
C'est insuffisant.
Tu as trouvé à manger ?
- Où as-tu trouvé ça ? - Dans les cuisines du palais.
Donne ça aux enfants et aux anciens.
Fais-le durer autant que possible.
- J'ai perdu mon appétit. - Vous devez manger quelque chose.
Je ne peux pas.
Pas alors que mon peuple meurt de faim.
Tu crois vraiment que je suis à l'origine de la malédiction ?
J'en ai peur.
On va dans la forêt à la première heure.
On trouvera peut-être la piste d'Anhora.
Coûte que coûte.
Vous devez manger.
Vous n'aiderez personne si vous êtes trop faible pour réussir les tests.
C'est quoi, cette viande ?
La texture est vraiment bizarre.
- Du porc. - C'est pas du porc.
C'est beaucoup trop filandreux.
C'est du rat ?
Essayez de faire abstraction.
Regarde-moi.
Je suis malpoli.
Je suis là, en train de me régaler
de ce délicieux ragoût alors que tu as faim, toi aussi.
Viens.
Assieds-toi.
Mange !
- Effectivement, c'est goûtu. - Content que ça te plaise,
car...
il en reste plein.
Entrez.
J'ai honte de réclamer, mais vous auriez à manger...
Je ne sais pas trop ce que je cherche.
Tu cherches des empreintes
ou des branches cassées qui indiqueraient que quelqu'un est...
Il est là !
Toi ?
Tu es un voleur !
C'était pas évident quand vous m'avez pris à voler votre grain ?
J'ai plus important à faire.
Vous n'avez pas cru mon histoire d'enfants ?
Quel genre d'homme
prétend avoir des enfants mourants pour sauver sa peau ?
Votre peuple meurt parce que vous laissez des voleurs voler leur grain.
- Voilà pourquoi ils doutent de vous. - Tu ne parles pas au nom de mon peuple.
Votre père ne se serait jamais laissé berner comme ça.
Attention à ce que tu dis,
ou je prendrai le temps de t'apprendre les manières.
Votre père m'aurait fait exécuter,
mais vous n'en aviez pas le cran, n'est-ce pas, Arthur ?
C'est pour ça qu'il doute que vous fassiez un bon roi.
Tu ignores ce que mon père pense.
Je crois qu'il aurait voulu un autre fils,
un fils digne de prendre sa place.
Vous lui faites honte.
Ramasse ton épée.
Le roi doit appréhender le jour où vous monterez sur le trône.
Il craint que vous n'ayez pas la force de battre ses ennemis.
Le roi doit se demander si vous êtes vraiment son fils.
- C'était vous ? - C'était un test
- pour voir ce qui est dans votre coeur. - Vos tours ne prouvent rien.
Pourquoi tuer cet homme ?
Il a insulté mon honneur.
Vous auriez pu ignorer ses railleries.
Quel mal vous ont-elles fait ?
- Vous allez lever la malédiction. - Ce n'est pas en mon pouvoir.
Alors, vous mourrez.
Me tuer ne vous aidera pas.
Vous êtes prêt à tuer un homme pour défendre votre honneur.
Vous avez échoué au test.
En conséquence, Camelot en paiera le prix.
Mon peuple n'a rien fait !
Les souffrances de votre peuple ne sont pas de mon fait.
Mais du vôtre.
- Que s'est-il passé ? - Toutes nos réserves ont pourri,
jusqu'au dernier grain.
Je sais qu'Arthur est borné et têtu
et désagréable, mais le sort de son peuple compte...
plus qu'il ne se soucie du sien.
Il ne se pardonnera jamais d'avoir fait souffrir son peuple.
Tu dois t'assurer qu'il ne fasse pas de bêtise.
Vu son humeur,
j'ignore ce qu'il va faire.
- Prêt ? - Sûr qu'ils ne sont pas toxiques ?
Quasi.
On dit qu'ils ont goût de poulet.
Soit on meurt de faim, soit on espère que ce qu'on dit est vrai.
Ça n'a pas du tout le goût du poulet.
Il reste des vivres dans les réserves du palace.
On les distribue au peuple,
mais c'est insuffisant à long terme.
Ils ne survivront pas longtemps.
Il faut donc arrêter de donner à manger au peuple.
Ils mourront de faim.
Nous devons garder de la nourriture pour notre armée.
- On va pas laisser mourir le peuple... - On doit défendre le royaume
à tout prix.
- À quoi bon, si le peuple meurt ? - Que veux-tu que je fasse ?
Demandez de l'aide aux royaumes voisins.
Ils pourraient nous donner de la nourriture.
Hors de question. Dès qu'ils comprendront que nous sommes faibles,
- nos ennemis nous attaqueront. - Vous l'ignorez.
Je préfère mourir de faim que de mendier.
Et la réputation de notre royaume ? N'as-tu aucune fierté ?
Je ne pense pas à ma fierté quand mon peuple a faim.
Je ne pense qu'à eux.
Donne l'ordre d'arrêter la distribution de nourriture.
C'est bien compris ?
Vous donnerez cet ordre vous-même.
Très bien.
Mais si tu avais attrapé le sorcier, je n'y serais pas obligé.
C'est ta responsabilité.
Un jour, tu comprendras ce qu'il faut pour être roi.
Ils ignorent encore que le pire est à venir.
Comment ça ?
Mon père va arrêter la distribution de nourriture.
On va les laisser mourir de faim.
J'ai eu une chance de lever la malédiction.
Je leur ai fait faux bond.
Vous ignoriez que vous étiez testé.
Mon peuple meurt de faim.
Camelot est au bord de l'anéantissement.
Tout est de ma faute.
Montrez-vous.
Vous vouliez me parler ?
Je suis venu vous demander votre aide.
Le peuple meurt de faim.
- Ils mourront bientôt. - Vous devez me croire quand je dis
que je ne tire aucun plaisir de voir votre peuple souffrir.
Alors, mettez-y un terme.
Il n'est pas en mon pouvoir de lever la malédiction.
Alors, donnez à Arthur une autre chance.
Il a accepté sa responsabilité. Il prouvera sa valeur
et lèvera la malédiction si vous lui donnez une chance.
Vous croyez en Arthur ?
Je lui confierais ma vie.
Arthur doit se rendre au Labyrinthe de Gedref.
Là, il subira un dernier test.
S'il échoue, tout espoir sera perdu.
La malédiction détruira Camelot.
Attendez !
Quel genre de test affrontera-t-il ?
C'est à Arthur de le découvrir.
Laissez-moi venir. Vous ignorez quelle forme prendra ce test.
- Je pourrais aider. - Tu ne viens pas.
J'ai provoqué cette malédiction, c'est à moi de la lever,
- ou de mourir en essayant. - En quoi votre mort aiderait ?
J'aurai fait tout ce qui était en mon pouvoir.
Je viens.
Tu vas rester ici et aider le peuple de ton mieux.
C'est compris ?
Vous avez dit qu'Arthur serait testé.
Et vous voilà, prêt à le piéger.
Le piège n'est pas pour Arthur.
Il est pour vous.
Désolé.
Laissez-le partir.
Je passerai votre test, mais pas avant qu'il soit libéré.
C'est impossible.
Merlin fait partie du test.
Asseyez-vous, s'il vous plaît.
Si vous refusez, vous aurez échoué
et Camelot sera anéanti.
Je croyais t'avoir dit de rester chez toi.
Finissons-en.
Il y a deux gobelets face à vous.
L'un des gobelets contient un poison mortel,
l'autre, un liquide inoffensif.
Le contenu des deux verres doit être bu,
mais vous devez tous deux boire que dans un seul verre.
Ce test est ridicule ! Qu'est-ce que ça prouve ?
C'est à vous de décider ce qu'il prouve.
Si vous réussissez ce test, la malédiction sera levée.
Réfléchissons.
- Et si je buvais mon gobelet d'abord ? - S'il est empoissonné, tu mourras.
Sinon, vous devrez boire le vôtre et vous mourrez.
- On doit pouvoir s'en sortir. - C'est très simple.
L'un de nous deux doit mourir.
Il faut qu'on trouve quel gobelet contient le poison.
Alors, je le boirai.
- Je le boirai. - Tout est ma faute. Je le boirai.
Votre vie est plus importante. Vous serez roi. Je suis un serviteur.
Inutile de jouer au héros, ça te va vraiment mal.
Et si je buvais le mien en premier,
et s'il n'est pas empoisonné,
je boirais le tien.
On n'a le droit de boire que dans un seul verre.
J'ignorais que tu voulais tant mourir pour moi.
Je l'ignorais aussi.
Je suis heureux que tu sois là.
Je sais !
On verse tout dans un gobelet et on sera sûr qu'il est empoisonné.
Tout le liquide pourra alors être bu dans un seul verre.
Tu me surprendras toujours. T'es bien plus malin que t'en as l'air.
C'est un compliment ?
Attention !
- Je vais le boire. - Je te laisserai pas.
Vous n'êtes pas destiné à mourir.
- Tu te trompes encore. - Écoutez !
Tu me connais.
Je ne t'écoute jamais.
Qu'avez-vous fait ?
Allez !
Laissez-moi prendre sa place !
C'était le test d'Arthur, pas le tien.
Vous l'avez tué.
Je devais le protéger.
Il n'est pas mort. Il n'a bu qu'un somnifère.
Il reprendra bientôt ses esprits.
Pardon ?
Une licorne a un coeur pur.
Si vous en tuez une, vous devez vous racheter
en prouvant que vous avez aussi un coeur pur.
Arthur était prêt à sacrifier sa vie pour sauver la vôtre.
Il a prouvé ce qu'il avait vraiment
au fond de son coeur.
La malédiction sera levée.
Bonnes nouvelles. Les épis repoussent.
- Ils ramènent la récolte. - Tu as réussi.
C'est grâce à toi ?
Le sorcier est mort ?
- Il ne nous posera plus de problème. - Bien.
Assure-toi que le grenier soit réapprovisionné.
Je m'en occupe.
On doit faire quelque chose.
Je n'aurai jamais dû te tuer.
Désolé.
Quand quelqu'un qui tue une licorne
prouve qu'il a le coeur pur...
la licorne...
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