Excalibur / Excalibur (Episode 9 Saison 1)
Résumé : Le Chevalier Noir interrompt les festivités d'Arthur; Gaius découvre qu'il s'agit du beau-frère décédé d'Uter et qu'il a été ramené d'entre les morts par la sorcière Nimue pour venger la mort de sa soeur, décédée en donnant naissance à Arthur. Il veut pour cela tuer le jeune prince en duel. Merlin apprend alors que seule une épée spéciale peut mettre à mort le Chevalier; cette épée est Excalibur...

Acteurs de l'épisode :

Michael Cronin (Geoffrey de Monmouth)
Michelle Ryan (Nimueh)
Rick English (Le chevalier noir)
Christopher Fairbank (Le chevalier noir (voix))

Réalisé par : Jeremy Webb (II)
Ecrit par : Julian Jones



Texte intégral de l'épisode Excalibur

Jures-tu solennellement de gouverner le peuple de ce royaume et ses domaines
selon les édits, les lois et les traditions
- mis en place par tes aïeux ? - Je le jure, Sire.
Promets-tu de rendre la justice
avec clémence et impartialité ?
Oui, Sire.
Et jures-tu allégeance à Camelot à compter de ce jour
et ce, jusqu'à la mort ?
Moi, Arthur Pendragon,
donnerai ma vie pour servir
et protéger ce royaume et ses habitants.
Ainsi,
maintenant que tu es en âge et l'unique héritier,
à compter de ce jour,
tu es couronné prince de Camelot.
Qu'est-ce ça fait de servir le prince de Camelot ?
Laver ses royales chaussettes sera encore plus un privilège.
Tu es fier de lui, même si tu te plains tout le temps.
- Pas du tout. - Si, ça se voit sur ton visage.
Ces chaussettes sont propres. Bien sûr que j'en suis fier.
Que diable se passe-t-il ?
Moi,
Sire Owain,
accepte votre défi.
Combat singulier. Midi, demain. Jusqu'à la mort.
{a6}Vous avez déjà vu ce chevalier noir ?
- Je ne crois pas. - Vous avez reconnu ses armoiries ?
- Ses armoiries ? - D'où sont-elles ?
Je ne les ai pas bien vues.
{a6}Difficile de l'oublier, pourtant.
- Il ne serait pas du coin ? - C'est probable.
{a6}- Alors, que fait-il ici ? - Ta confiance en mon érudition
{a6}est à la fois touchante et déplacée. Si tu as fini ton travail,
va donc dormir et laisse-moi finir le mien.
J'y vais.
Owain a une chance de le battre ?
On le saura bien assez tôt.
Il n'aurait pas dû ramasser le gantelet !
- Alors, annulez tout. - Le défi a été relevé.
- On ne peut l'annuler. - Alors, combattez à sa place.
- Impossible ! - Pourquoi ?
Owain a ramassé le gantelet. Owain est celui qui doit combattre.
C'est le code des chevaliers.
- Il le savait. - Mais c'est un combat à mort.
Je sais.
Gaius. Dieu merci.
- Tu sais pourquoi je suis là ? - Le chevalier noir.
- Alors, c'est lui ? - Tu as vu ses armoiries ?
- Tu le confirmes ? - Ce sont celles de Tristan de Bois.
Il est le seul chevalier a avoir porté ces armoiries ?
Selon les registres, oui.
Désolé de vous déranger, Sire.
- Qu'y a-t-il ? - Le chevalier,
l'étranger.
Il porte les armoiries de Tristan de Bois.
- Mais il est mort il y a 20 ans. - Je sais.
Je l'ai tué.
- Alors, comment expliquez-vous... - Les morts ne ressuscitent pas.
Tu n'as jamais combattu à mort avant. C'est différent.
- Ce n'est plus l'entraînement. - Oui, je sais.
Écoute moi. Le problème,
c'est qu'on ne l'a jamais vu combattre. Tu dois vite l'évaluer.
J'ai le même avantage. Il ne m'a jamais vu combattre.
- C'est juste. - Vous m'avez vu.
- Oui. - Et ?
Et je ne connais personne de plus vaillant.
Souviens-toi,
pour tuer une homme, un seul coup bien porté suffit.
Dame Morgana m'a demandé de vous remettre ce gage.
Il doit vous porter chance.
Remerciez-la,
et dites-lui que je l'arborerai fièrement,
mais je n'aurai pas besoin de chance.
Souviens-toi, trouve le rythme du combat.
Essaie de le contrôler.
Le combat se déroulera selon le code des chevaliers.
Jusqu'à la mort.
Que le combat commence.
Allez, Owain !
Un coup suffit !
Qui relèvera mon défi ?
Moi, Sire Pellinor, relève le défi.
Qu'il en soit ainsi.
Doit-on soigner ses blessures ?
- Il a été touché. - Owain ne l'a pas touché.
Si, je l'ai vu. Son épée l'a transpercé.
- Tu es sûr ? - J'ai de meilleurs yeux que vous.
Il devrait être mort.
Il l'est peut-être déjà.
- Pourquoi m'avez-vous arrêté ? - Eux aussi doivent faire leur preuve.
- Vous avez vu comment il combat ? - Sire Pellinor est à sa hauteur.
Il a été blessé à Othanden. Il n'est pas encore remis.
- Je n'y peux rien. - Alors, vous l'envoyez à la mort ?
C'était son choix de ramasser le gantelet.
Ce n'est pas ma faute.
- Vous êtes sûr qu'on doit faire ça ? - Tu n'as quand même pas peur ?
Non, j'adore les vieilles cryptes. L'endroit idéal pour trépasser.
Un courant d'air, certainement.
On aurait dû apporter une torche.
- Pratique ! - Oui.
Que cherchons-nous ?
Amène ta torche par ici.
On s'introduit dans la tombe de quelqu'un ?
Trop tard.
Quelqu'un a déjà quitté sa tombe.
Tristan de Bois était le frère d'Ygraine.
- La femme d'Uther. - La mère d'Arthur ?
Ygraine est morte en couches.
Il l'a reproché à Uther
et s'est présenté à Camelot pour le défier.
- En combat singulier ? - Uther a gagné.
Mais en mourant, Tristan jura que Camelot
devrait un jour faire face à son retour.
J'ai cru que c'était les délires d'un mourant.
Même guidé par la colère, on ne peut pas ressusciter comme ça.
Je pense qu'on a affaire à un revenant.
Un revenant ?
L'esprit d'un défunt invoqué depuis sa tombe.
C'est donc l'oeuvre d'un sorcier ?
Une puissante magie peut ressusciter un esprit dément et endeuillé.
- Comment l'arrêtons-nous ? - Impossible, ce n'est pas vivant.
- Aucune arme mortelle ne peut le tuer. - Il y a bien un moyen.
Rien ne l'arrêtera tant qu'il n'aura pas accompli sa tâche.
Sa tâche ?
La vengeance.
Contre Camelot ?
Que va-t-il advenir de Sire Pellinor ?
Ça n'augure rien de bon.
- Vous vous êtes peut-être trompé. - J'espère.
- L'épée l'a transpercé. - Je l'ai vu aussi.
Moi,
Arthur Pendragon,
vous défie.
Qu'il en soit ainsi.
Combat singulier.
Demain, à midi.
Comment peux-tu être si bête ?
- J'annule le défi. - Non. Le code doit être respecté.
- Tu me l'as appris. - C'est différent.
- Le défi relevé, rien ne peut... - Tu es le Prince couronné.
Le code est le même pour tout le monde.
Je t'interdis de combattre.
Vous voulez que je prouve que je mérite le trône.
- Comment faire, si je suis un lâche ? - Non, tu cours à ta perte !
Je suis désolé que vous ayez si peu confiance en moi, père.
- Vous aviez raison. - Malheureusement.
- Si Arthur combat, il mourra. - C'est notre meilleur combattant.
- Il est le seul à pouvoir le battre. - Vous l'avez dit vous-même,
aucune arme mortelle ne peut le tuer.
On va donc devoir tuer le revenant nous-même.
- Que proposes-tu ? - Si les armes mortelles sont inutiles,
je vais m'en charger.
Avec de la magie létale.
- C'est trop dangereux. - On n'a pas le choix.
- Bonsoir, Sire. - Gaius.
Je dois vous entretenir d'un sujet de la plus haute importance.
J'écoute.
La tombe de Tristan est vide.
Je pense qu'il a été ressuscité.
- Comment est-ce possible ? - C'est un revenant.
- Un esprit ? - Il est venu se venger
- de la mort d'Ygraine. - La magie l'a tuée. Pas moi.
Néanmoins, c'est à vous qu'il l'a reproché.
Arthur ne peut combattre.
Aucune arme mortelle ne peut tuer un revenant.
Rien ne l'arrêtera tant qu'il n'aura pas accompli sa tâche.
Arthur ne peut gagner,
- Il mourra. - Il refuse de m'écouter.
Alors, vous devez lui dire qui est ce chevalier.
- Vous ne pouvez plus cacher la vérité. - Je suis le roi !
Vous n'avez pas à me dire ce que je peux faire !
Ce choix vous appartient, Sire.
Vous lui dites,
- ou vous le laissez aller à sa mort. - Personne, à part nous vous et moi,
ne doit connaître le secret de la naissance d'Arthur.
Le garçon a l'âge de savoir.
Jamais !
Tu as prêté serment.
Ne le romps pas, je te préviens.
Très bien, Sire.
Laisse-moi.
Je t'ai pas déjà dit de frapper avant d'entrer ?
- Vous devez renoncer. - Pourquoi ?
Il vous tuera.
- Pourquoi tout le monde dit ça ? - Ils ont raison !
Renoncez. Vous êtes un prince couronné.
Ne mourez pas pour un défi stupide.
- Je ne suis pas un lâche. - Je sais.
Je vous ai vu surmonter toutes les peurs que vous avez affrontées.
- C'est mon devoir. - Vous êtes plus qu'un simple guerrier.
Vous êtes un prince, un futur roi ! Vous avez prouvé votre courage,
- prouvez que vous êtes sage. - Je ne renoncerai pas.
Écoutez-moi. Ce n'est pas un chevalier ordinaire.
Regardez-le. Il ne mange pas, ne dort pas.
Il reste là, complètement silencieux.
- Ça ne vous fait pas réfléchir ? - Personne n'est invincible.
- Si vous le combattez, vous mourrez. - Je ne veux rien entendre.
- J'essaie de vous prévenir. - Et moi aussi !
J'aurais dû m'en douter.
Mes espoirs sont plus que comblés.
Arthur sera bientôt tué, et tu l'auras envoyé à la mort.
- N'es-tu pas lasse de te venger ? - Et toi ?
C'est toi qui as commencé en me renvoyant de la cour
- et en massacrant les miens. - Vous l'avez cherché.
- Vous pratiquiez le mal. - J'étais ton amie.
- C'est toi qui m'as invitée. - Tu as trahi notre amitié.
J'ai fait ce que tu m'as demandé !
J'ai utilisé la magie que tu méprises tant
pour donner à ta femme stérile le fils que tu désirais.
Ne...
parle jamais d'elle en ces termes.
Elle était mon coeur,
mon âme,
et tu me l'as enlevée.
Elle est morte en donnant naissance à ton fils.
Je n'en ai pas décidé.
C'est la loi de la magie.
Pour une vie créée, il faut une mort afin que le monde reste équilibré.
- Tu savais que ça la tuerait. - Non, tu te trompes.
Si j'avais vu sa mort
et le terrible châtiment que tu subirais...
Jamais je n'aurais exaucé ton voeu.
Je regrette que tu l'aies fait.
Tu regrettes d'avoir eu un fils ?
Tu seras exaucé demain.
Je ne te laisserai pas me l'enlever.
J'ai vu tant de ceux que j'aimais mourir de ta main, Uther Pendragon.
Maintenant, c'est ton tour.
- Comment es-tu entré ? - La porte était ouverte.
- Non, je l'avais fermée. - Quelqu'un l'aura ouverte, alors.
Et tu t'es permis d'entrer et de te servir ?
Je cherchais un livre.
Pour Gaius. Il pense que le chevalier noir est un revenant.
- Alors, Arthur court un grave danger. - D'où ma présence ici.
Je dois trouver une arme
pouvant tuer les choses qui sont déjà mortes.
J'ai lu des choses là-dessus dans les Chroniques Anciennes.
- Qu'est-ce que ça disait ? - Plusieurs fables
- parlent d'anciennes épées... - Pouvant tuer les morts ?
Les épées dont elles parlent détruisent les morts comme les vivants.
Puis-je voir une de ces fables ?
Laisse-moi voir...
- Je suis un peu pressé. - Comme tous les jeunes.
Voici la Chronique de Beltain.
Alors...
Ah, voilà.
"Sir Marhaus contempla la merveilleuse épée
"engendrée par le souffle du dragon et la trouva de toute beauté."
- Qu'avez-vous dit ? - Sir Marhaus...
Non, pas sur lui.
Sur le dragon.
"... la merveilleuse épée engendrée par le souffle du dragon
"et la trouva de toute beauté."
Qu'est-ce que tu fais là ?
- J'ai une faveur à te demander. - Oui ?
Je sais pas trop comment te demander ça.
Tu sais que tu peux me demander ce que tu veux.
Enfin, pas tout ce que tu veux.
Pas tout, bien sûr.
Qu'est-ce que tu veux ?
Une épée. La plus solide que ton père ait jamais créée.
Pour quoi faire ?
Pour sauver Arthur.
Je ne veux pas que vous combattiez, demain.
Vous êtes inquiète pour moi ?
Je ne sais pas trop.
Je vous en supplie.
Je dois le faire.
C'est mon devoir.
Je comprends.
Désolé.
Tu savais que cette histoire reviendrait me hanter.
Mais pas aussi littéralement.
J'aurais dû t'écouter.
Tu avais dit qu'utiliser la magie pour Arthur n'apporterait rien de bon.
Vous vouliez un héritier. C'était votre dernier espoir.
Nimueh m'avait dit qu'il y aurait un prix à payer.
Vous ne pouviez pas savoir que ce serait la vie d'Ygraine.
- Je ne laisserai pas mourir Arthur. - Alors, empêchez le combat.
Non, je vais prendre sa place.
- Qu'est-ce que vous dites ? - Ygraine a donné sa vie pour lui.
Je le dois aussi.
- Je n'ai pas d'autre choix. - Il doit y avoir un autre moyen.
Ma mort renverra ce revenant,
et Arthur vivra.
Donc, tu seras la dernière personne
à connaître le secret de la naissance d'Arthur.
Tu dois me jurer de ne jamais violer ton serment.
Je l'emporterai dans ma tombe.
Tu as toujours été un ami loyal,
malgré mon caractère.
J'ai toujours pensé que ça vous tuerait, un jour.
J'ai une autre faveur à te demander.
Mon père a mis ça de côté.
Selon lui, c'est la meilleure épée qu'il ait jamais créée.
- Elle est parfaite. - Si je la prends, il va me tuer.
Il comprendra.
Tu le fais pour Arthur.
Je savais que étais fier de lui.
Vous savez pourquoi je suis là ?
Ça va te surprendre,
mais je ne connais pas tout de ta vie.
Ça concerne Arthur.
Sa vie est en danger. Il mourra, à moins...
que je crée une arme pouvant tuer les morts.
Et que viens-tu me demander ?
Pouvez-vous la forger, pour sauver Arthur ?
Les morts ne reviennent pas sans raison.
Pour qui est-il revenu ?
Alors, laisse-le assouvir sa vengeance,
et le revenant mourra sans mon aide.
Mais c'est Arthur qui va l'affronter. Vous devez le sauver.
C'est ta destinée, jeune sorcier. Pas la mienne.
Si Arthur meurt au combat, Camelot n'aura plus d'héritier.
Je n'aurai plus de destinée.
Une arme forgée avec mon aide
aura un pouvoir immense.
- Je sais. - Non, tu ne sais pas.
Tu ne peux qu'imaginer.
Tu n'as pas vu ce que j'ai vu.
Si tu avais vu, tu ne me demanderais peut-être pas ça.
- Comment ça ? - Entre de mauvaises mains,
cette épée pourrait être un fléau.
Seul Arthur doit la manier.
Lui, et lui seul.
- Je comprends. - Tu dois faire plus que comprendre.
Tu dois promettre.
Je le promets.
Entends mes paroles.
L'épée a été forgée pour Arthur,
et pour lui seul.
Je vous ai apporté quelque chose pour vous aider à dormir.
Ça va, je n'en ai pas besoin.
Tenez.
Ça vous détendra,
et calmera vos nerfs.
J'en boirais pas par plaisir.
Asseyez-vous donc un instant.
Remarque, si on...
fait abstraction du goût,
il y a un effet secondaire plutôt agréable.
Allongez-vous.
C'est une jolie lame.
- C'est pour Arthur. - Il n'en aura pas besoin aujourd'hui.
Je vais prendre la place d'Arthur.
Mais Sire...
- Équipe-moi pour le combat. - C'est Arthur qui devrait combattre.
C'est à moi qu'il en veut. C'est mon combat.
Je n'ai pas votre armure.
Celle-là fera l'affaire. Ça ne changera pas grand-chose.
- Je vais chercher votre épée. - Celle-là sera très bien.
Non, Sire.
Vous ne comprenez pas.
Celle-ci a été forgée uniquement pour Arthur.
Qui l'a forgée ?
Tom, le forgeron.
Elle est digne d'un roi.
Votre épée habituelle vous siérait mieux.
Elle est presque parfaitement équilibrée.
Tom n'est pas le forgeron royal.
- Étonnant qu'Arthur soit allé le voir. - Non, c'est moi.
J'ai pensé qu'il avait besoin d'une meilleure épée.
Tu fais preuves d'une extraordinaire loyauté à son égard.
- C'est mon travail, Sire. - Ça va au-delà de ton travail.
Eh bien...
Disons...
... que nous sommes liés.
J'en suis heureux.
Prends soin de lui.
Tu auras ce que tu es venu chercher.
Le père, et non le fils.
Tu as dit qu'on ne pouvait pas tuer un revenant.
Oui, c'est étonnant.
Est-ce une nouvelle épée, Sire ?
La meilleure que j'aie jamais maniée.
Puis-je regarder ?
Ces inscriptions m'ont intrigué.
D'un côté, il est écrit, "Prends-moi",
- et de l'autre, "Jette-moi". - Qu'est-ce que cela signifie ?
Puis-je savoir qui l'a forgée ?
Merlin me l'a donnée. Elle a été forgée pour Arthur.
Ça devrait guérir très vite. Je changerai le bandage demain.
Merci pour tout.
Vous m'avez fait droguer par Gaius !
- C'était à moi de le combattre ! - Non, pas du tout.
- Mais le code des Chevaliers... - Qu'il aille au diable !
J'ai pensé que tu mourrais, et je ne pouvais prendre ce risque.
Tu m'es bien trop précieux.
Tu m'es plus précieux que quoi que ce soit au monde,
plus que ce royaume tout entier et bien plus que ma propre vie.
J'ai toujours cru que...
Quoi ?
Que...
Je ne faisais que vous décevoir.
C'est ma faute, pas la tienne.
Tu es mon fils unique.
Et je ne t'échangerais pour rien au monde.
- On dit que vous vous êtes bien battu. - Merci.
Vous devriez vous entraîner avec nous.
Pour parfaire votre jeu de jambes.
Je vais te le montrer, mon jeu de jambes.
Tu sais pourquoi je te regarde ?
Uther m'a dit que c'est toi qui lui as donné l'épée.
Elle devait être très puissante pour avoir terrassé ce revenant.
C'est toi qui l'as enchantée ?
- Qui, alors ? - C'était pas moi.
Dommage.
Elle a sauvé la vie du roi,
j'aurais été très fier de toi.
- Eh bien... - C'est pas grave.
Alors, Arthur est toujours en vie ?
Oui, l'épée a fonctionné. C'était incroyable.
- Comme promis. - Mais...
Mais le plan ne s'est pas déroulé comme prévu.
Enfin, si, sauf que...
ce n'est pas Arthur qui a manié l'épée.
C'est Uther.
J'ai essayé, mais il l'a prise !
Uther est le roi, je ne pouvais pas l'arrêter.
C'est une magie ancienne qui a créé cette épée.
Tu n'as pas idée de l'étendue de son pouvoir.
Dans les mains d'Uther, elle n'apportera que le mal.
Je la récupérerai.
Tu m'as trahi. Tu n'es pas prêt à recevoir ma confiance.
Je vous l'apporterai.
- Vous pourrez la détruire. - Ce qui a été créé
ne peut être détruit.
- Que voulez-vous que je fasse ? - Emmène l'épée loin d'ici
et cache-la dans un endroit où aucun mortel
ne la trouvera jamais.
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