L'épidémie / The Mark of Nimueh (Episode 3 Saison 1)

L'épidémie / The Mark of Nimueh - Merlin



Résumé : Une épidémie mortelle se propage sur Camelot. Selon Gaius, il s'agit de sorcellerie. Inquiet, le Roi mobilise ses hommes pour démasquer le coupable...

Acteurs de l'épisode :

John Hurt (le Dragon (voix))
Michelle Ryan (Nimueh)
Rick English (l'Afanc)
David Durham (Tom)

Réalisé par : James Hawes
Ecrit par : Julian Jones



Texte intégral de l'épisode L'épidémie

- Vous avez pas peur ? - De ?
- Ça pourrait être contagieux. - Je suis le médecin de la Cour.
Ce sont les risques du métier. En général, il n'y a rien à craindre.
Vous disiez ?
Si les gens voient ça, ils vont paniquer.
Papa, voilà ton sandwich.
- À quoi ? - Au pigeon fumé.
Enfin plus à la fumée, qu'au pigeon.
- Tu es si gentille avec moi. - Et ce soir, soupe au cresson.
Laisse-moi deviner... Avec plus d'eau que de cresson ?
À tout à l'heure.
Que faites-vous ?
- On déplace un truc. - Ça a l'air lourd.
C'est rien. On t'a apporté des fleurs.
Tu en veux une ? Une violette.
Le violet te va bien.
Pas que le rouge t'aille mal.
À bientôt.
- Tu as l'air heureuse. - Je les ai cueillies pour vous.
- C'est trop gentil. - Un petit rayon de soleil.
- Je sais que vous dormez mal. - C'est toi, mon rayon de soleil.
Vous voulez que je les mette dans l'eau ?
Je n'avais encore jamais rien vu de tel.
Une épidémie ?
Non, j'ai peur que ça n'ait rien de naturel.
Mais qui possède un tel pouvoir ?
La magie serait à l'origine de tout ça ?
J'arrive. Désolé, je suis en retard.
T'en fais pas, j'ai l'habitude.
- Elle me l'a donnée. - Dis à Gaius que mon père veut le voir.
- J'ai entendu. - Il pourrait vous le dire lui-même.
C'est comme ça. Tu es un serviteur.
- S'il savait qui j'étais... - Tu serais un serviteur mort.
Bon. Couvre ça.
- Je suis pas votre serviteur. - Non, tu es mon domestique.
Allez, dépêche-toi.
- Que lui est-il arrivé ? - Je l'ignore, Sire.
- C'est le 2e cas aujourd'hui. - Pourquoi ne pas m'avoir prévenu ?
- J'essayais de trouver la cause. - Quelles sont vos conclusions ?
Il ne faut pas sauter les étapes. La méthode scientifique est longue.
- Que me cachez-vous ? - Sire, je n'ai jamais rien vu de tel.
Les victimes meurent en 24 h et la contagion est rapide.
Quelle en est la cause ?
Je dirais que la cause,
la cause la plus probable,
est la sorcellerie.
- Trouve qui a fait ça. - Oui, père.
Fouille toutes les habitations de la ville.
Double les gardes à toutes les portes.
- Laisse ton serviteur au médecin. - Merlin ?
Seul Gaius peut trouver le remède. Il a besoin de toute l'aide possible.
Si Gaius a raison, crois-moi,
la ville va être décimée.
C'est le genre de magie
qui ébranle notre autorité, remet en cause tout ce qu'on a fait.
Si on n'arrive pas à endiguer cette épidémie,
les gens se tourneront vers la magie pour être guéris.
On doit trouver ce sorcier, et vite.
Oui, père.
Gaius, il est encore en vie.
On ne peut rien faire pour lui.
- On n'a même pas essayé ! - Si on ignore quelle est la maladie,
- comment le guérir ? - Par la magie.
Ouvre les yeux ! Ils soupçonnent tout le monde.
C'est pas le moment d'utiliser la magie.
La science nous mènera aux origines de la maladie.
- Que faites-vous ? - J'examine le contenu
de l'estomac de cet homme.
- Ça vous dira qui est responsable ? - Son vecteur de contamination.
Ce que je sais, c'est que c'est de la magie noire.
Pourquoi user de la magie ainsi ?
La magie corrompt.
Les gens en usent à leur propre fin.
Mais toute magie n'est pas mauvaise.
Elle n'est ni bonne ni mauvaise. Ce qui compte, c'est ce que tu en fais.
Par là. Désolé.
- On fouille toute la ville. - Dans quel but ?
- Pour trouver le sorcier. - Que ferait-il ici ?
Je ne fais que mon travail.
On a rien à cacher. Allez-y, cherchez.
- Que ce sont ces livres ? - Le travail de toute une vie
consacrée à la découverte de la science.
Vous pouvez les parcourir si vous voulez.
- Et cette pièce, là-haut ? - C'est ma chambre.
Qu'espérez-vous y trouver ?
Je cherche des preuves matérielles d'utilisation d'enchantements.
Qu'as-tu fait du livre de magie que je t'ai donné ?
Merlin, viens là.
Regarde ce que j'ai trouvé.
Un endroit où on peut ranger des choses. On appelle ça un placard.
- Ça va être long, pour le remède ? - Ça dépendra du nombre d'interruptions.
Bien sûr, désolé.
On a fini ici.
Il faut cacher ce livre.
- Il faut l'utiliser. - Idiot.
À quoi bon hériter de ce don ?
Vous me répétez que ce n'est pas pour jouer des tours.
Tu veux user de magie alors que le roi a lancé une chasse aux sorciers ?
Tu as perdu la tête ?
Tu es destiné à accomplir des choses d'envergure.
Si je ne m'entraîne pas, comment deviendrais-je ce grand sorcier ?
Le temps viendra où tes talents seront reconnus.
Quand ? Dans longtemps ?
La patience est une vertu.
Rester là à rien faire est une vertu ?
Ton heure viendra.
Je pourrais guérir cet homme.
Je sais qu'il est tentant d'utiliser la voie la plus simple.
- Oui, quand on sauve une vie ! - Sauver une personne est inutile.
Il faut qu'on découvre comment ça se propage.
Arthur est en train de chercher le sorcier.
Un sorcier assez puissant pour faire ça ne va pas se trouver dans la ville.
Que peut-on faire ?
Espérer que la science trouve la réponse avant que ça nous tue tous.
On a fouillé la ville de fond en comble.
- Rien ? - J'ignore où chercher, à présent.
Tu vas décréter un couvre-feu.
Personne ne sort après que la grande cloche a retenti.
Père.
- Isole la basse-ville. - Pourquoi ?
La plupart des victimes en sont issues.
Isole-la, que cette épidémie cesse de se répandre.
Et pour les gens qui y vivent ?
J'y ai pensé, que crois-tu ?
Que puis-je faire d'autre ? Je dois protéger le reste de la ville.
Cette victime diffère des autres, en quoi ?
C'est une femme.
Je me demande parfois si ce don pour la magie a été donné à la bonne personne.
Rien d'autre ?
C'est une courtisane. Quel intérêt, pour nous ?
Les courtisanes vont rarement à la basse-ville. Ce qui signifie ?
Elle n'a parlé à personne là-bas.
Ce qui signifie que la maladie n'est pas transmise par le contact.
- Ils ne mangent pas les mêmes aliments. - Bien. Autre chose ?
- Ils ne respirent pas le même air. - Qu'ont-ils en commun, donc ?
L'eau ?
La maladie se répandrait par l'eau ?
Tu es un prodige.
Debout, papa.
Papa !
Gwen ?
- Tu as attrapé la maladie ? - Mon père.
Je vous en prie, je n'ai que lui.
Gwen, je n'ai pas de remède.
- Je vous en supplie ! - J'aimerais pouvoir vous aider.
Mais jusqu'ici, je suis incapable de fabriquer un remède.
Désolé, Gwen.
On doit pouvoir faire quelque chose.
Espérons que ça nous fournisse des réponses.
- Il sera trop tard pour son père. - J'en ai bien peur, oui.
Père !
Que s'est-il passé? J'arrive pas à y croire !
N'y touchez pas.
J'ai mis ça dans l'eau quelques heures seulement.
- D'où vient l'eau ? - De là où les gens boivent.
Ils ne doivent plus la boire.
- Cette ville ne survivra pas sans eau ! - Nous devons trouver ce sorcier !
- Je doute qu'il soit à Camelot. - Alors, fouille les autres villages.
On a commencé, mais je ne peux pas fouiller tout le royaume.
Je ne peux pas attendre que notre peuple meure.
Comment va ton père ?
Il va mieux ?
Oui, c'est incroyable.
- C'est un miracle. - Sa peau est revenue à la normale ?
- Génial. - Tu n'as pas l'air surpris.
Si, si, c'est un miracle.
Comment as-tu su qu'il allait bien ?
- Tu souris. - C'est bizarre.
Je l'ai dit à personne, mais toi tu sais.
Comment tu as fait ?
Très bien.
Tu t'en es aperçu. Je vais te le dire.
Je suis médium.
- Mais non. - C'est la vérité.
D'accord, à quoi je pense ?
- Que je ne suis pas médium. - Tu es bizarre.
Je ne disais pas ça méchamment.
Tu es...
amusant.
Ça me plaît.
Je suis content pour toi.
- Merci. - Pour ?
- De t'être inquiété. - Je n'aime pas te voir triste.
Il faut que...
j'y aille.
On dit que vous étiez malade.
Plus maintenant.
Vous aviez peut-être une autre maladie.
Vous rigolez. J'étais plus mort que vif.
La force me manquait pour respirer.
Alors... que s'est-il passé ?
Je l'ignore. Subitement c'était fini.
Je me sens même mieux qu'avant.
Remarquable.
Il y avait qui avec vous, tout ce temps ?
Ma fille, Gwen.
Emparez-vous d'elle.
Guinevere,
je vous arrête pour crime au regard des lois de Camelot,
pour avoir usé d'enchantements.
Mais je n'ai rien fait !
- Aidez-moi ! - Que faites-vous ?
- On a trouvé un cataplasme magique. - C'est ridicule.
Sinon, comment son père aurait-il guéri ?
Elle est innocente. Je le sais.
Je ne peux pas fermer les yeux là-dessus.
Je vous en prie, écoutez-moi !
Je n'ai rien fait de mal ! Écoutez-moi, je vous en prie !
Je suis innocente, je le jure.
Laissez-moi !
Je vous le jure.
Merlin, je t'en prie, aide-moi !
Pourquoi vous ne m'écoutez pas ?
Merlin ! Je t'en prie !
Qu'as-tu fait ? Je t'avais prévenu !
Je comprends. Tu croyais bien faire.
J'allais pas le laisser mourir, je pouvais le guérir.
Tu pensais pas que ça allait paraître bizarre de soigner un seul homme !
Dans ce cas, je n'ai qu'à soigner tout le monde.
- Personne ne saura que c'est magique. - Trop tard.
Ils pensent que Gwen est une sorcière, qu'elle a causé la maladie.
Mais c'est pas elle !
Comment vas-tu prouver ça ?
Écoutez-moi, je n'ai rien fait.
Je le jure, je n'ai rien fait.
Bien joué.
Pourquoi personne ne me croit ?
Il a guéri, c'est tout.
Je n'ai rien fait.
Je te crois.
Cette maladie n'est peut-être pas toujours fatale.
Y avez-vous pensé ?
- Il a pu guérir naturellement. - Qu'en est-il de ce cataplasme ?
Que cataplasme ? J'ignore de quoi vous parlez.
On l'a trouvé dans votre maison.
Annule cet enchantement. Mets un terme à cette épidémie.
Je peux pas !
Je serai sans pitié.
Je ne suis pas une sorcière ! J'ignore comment arrêter la maladie.
Si vous n'annulez pas votre sort, vous m'obligez
- à vous déclarer coupable. - Mais je vous dis...
Il est de mon devoir de prononcer le jugement.
En ces circonstances, je n'ai d'autre choix
que vous condamner à mort.
J'espère simplement que cette épidémie mourra avec vous.
Emmenez-la.
Je suis innocente !
Je vous en prie !
Aidez-moi, je vous en supplie !
Je connais Gwen. C'est ma servante, pas une sorcière.
Avez-vous déjà vu une sorcière ?
Croyez-moi, rien ne les distingue.
Le Malin ne brille pas dans leurs yeux.
Je l'ai vue travailler.
Ses doigts sont abîmés, ses ongles cassés.
Si c'était une sorcière, pourquoi faire ça ?
Pourquoi s'agenouiller sur un froid sol de pierre tous les jours,
si elle pouvait tout faire en claquant des doigts ?
- Comme un roi oisif. - Je ne vous permets pas !
- Vous vous permettez de juger... - J'ai la responsabilité
de ce royaume.
- Je n'y prends aucun plaisir. - Vous condamnez la mauvaise personne.
Elle a raison. Dès que vous entendez le mot "magie", vous n'écoutez plus.
Tu l'as vu toi-même, elle a usé d'enchantement.
Certes, mais pour sauver son père.
Elle n'a pas pour autant créé une maladie.
D'un côté, un acte de compassion, de l'autre, un acte démoniaque.
Cette fille n'est pas un démon.
J'ai vu ce que la sorcellerie peut faire.
J'en ai souffert.
Je ne peux prendre ce risque.
S'il y a le moindre doute sur cette fille,
elle doit mourir ou tout le royaume court à sa perte.
Je comprends.
Un jour tu seras peut-être roi.
Ce jour-là, tu comprendras.
Ce genre de décisions doit être pris.
Des forces démoniaques menacent ce royaume.
Je sais. La sorcellerie est démoniaque.
L'injustice aussi.
Certes, je serai roi un jour et j'ignore quel roi je serai, mais...
je sais dans quel Camelot j'aimerais vivre.
Un Camelot où la sanction sied au crime.
Tu as raison.
Elle a joué avec le feu.
Malheureusement, elle périra par le feu.
Je croyais bien faire...
et que guérir le père de Gwen l'aiderait.
Je pensais...
sauver une vie.
Ça semblait...
si facile.
Une solution simple est à l'image d'un éclair pendant l'orage.
Précipite-toi à tes risques et périls.
Mais cela ne te mènera pas toujours à bon port.
Je m'en rends compte.
Combien de fois t'ai-je sermonné sur les responsabilités du sorcier ?
Il faut que je la voie.
- Pour ? - D'être venu me voir.
- Je suis désolé. - C'est pas ta faute.
Ça va aller. Ne t'en fais pas pour moi.
Pleurer ne sert à rien.
Enfin...
Je dis pas que tu allais me pleurer. Bien sûr que non.
- Je dois empêcher ça. - Je t'en prie.
Une chose.
Tu n'es pas obligé.
Mais...
Quoi ?
Ne m'oublie pas.
Tu ne vas pas mourir.
Je vais empêcher ça.
Et si après avoir brûlé cette sorcière, le poison est encore actif ?
- Comment protéger mon peuple ? - On a coupé toutes les pompes à eau.
Mais la réserve d'urgence sera bientôt tarie.
Nous devons trouver un moyen de filtrer le poison de l'eau.
- Mais comment ? - Eh bien...
C'était moi.
C'est moi qui ai utilisé la magie pour guérir le père de Gwen.
Gwen n'a pas usé de sorcellerie. C'est moi.
Merlin ! Tu as perdu la tête ?
Je ne peux pas la laisser mourir à ma place.
Je mets ma vie entre vos mains.
- Il ne sait pas ce qu'il dit. - Mais si.
Alors, arrêtez-le.
Père, je ne peux permettre ça. C'est de la folie.
Merlin n'est pas un sorcier.
Tu l'as entendu ? Il l'a admis.
- Il m'a sauvé la vie. - Pourquoi inventerait-il ça ?
Comme Gaius l'a dit,
il a une très grave...
maladie mentale.
Vraiment ?
Il est amoureux.
- Pardon ? - De Gwen.
- C'est faux. - C'est vrai.
Mais non.
Je t'ai vu hier avec cette fleur qu'elle t'avait donnée.
- Je ne l'aime pas. - C'est bon.
Tu peux l'admettre.
- Je ne l'ai jamais vue comme ça ! - Elle t'a peut-être jeté un sort.
Merlin est incroyable,
et le plus incroyable, c'est sa bêtise.
Il est impossible qu'il soit un sorcier.
Ne me fais plus perdre mon temps. Laissez-le.
- Arthur est un idiot. - Non, il a eu raison.
Dieu merci, il t'a sauvé de ta propre bêtise.
Que pouvais-je faire ? Gwen va mourir par ma faute.
Tu ne prouveras pas son innocence en te jetant dans les flammes.
Il faut découvrir quelle est l'origine de la maladie.
Quelle qu'elle soit, il est clair qu'Arthur la trouvera pas.
Il se croit si malin.
J'ai eu beau lui dire que j'étais un magicien, il n'y croyait pas.
C'est sûr que c'est dur à croire.
Je devrais peut-être porter un chapeau pointu.
Tu n'en trouverais pas d'assez grand. Bref, oublie ça.
Si on veut sauver Gwen, il faut qu'on découvre ce qui contamine l'eau.
L'eau qui est ici alimente toute la ville.
Prends un échantillon.
Ramenons-le et examinons-le.
C'était quoi ça ?
Là.
C'était un afanc.
Un quoi ?
Une bête faite de glaise
que seuls les plus puissants sorciers peuvent invoquer.
Il faut qu'on trouve un moyen de la battre.
Mais où ?
Ça prendrait des jours. Gwen sera morte.
Tu as une meilleure idée ?
Je vais te sortir de là.
Promis.
Revoilà le grand magicien,
je t'attendais.
Je dois savoir comment battre un afanc.
J'imagine que oui.
M'aiderez-vous ?
Aies confiance en les éléments qui te servent.
Les éléments ?
Mais que dois-je faire ?
Tu ne peux pas y arriver seul.
Tu n'es qu'un côté de la pièce.
- Arthur en est l'autre. - Je comprends pas.
Dites-moi ce que je dois faire.
S'il vous plaît, aidez-moi !
Je t'ai aidé !
D'accord, je vois. Merci.
Tu as trouvé autre chose ?
J'ai essayé.
Et je continue à chercher.
Les gens meurent. On ne peut attendre davantage.
Il faut tuer la sorcière. Avance son exécution à ce soir.
- Que fais-tu ? - Je cherche un livre.
Lequel, je te prie ?
- Un livre sur les éléments. - Les éléments ?
Dans lequel en parle-t-on ?
Dans la plupart. L'étude des éléments est au coeur de la méthode scientifique.
En quoi ça pourrait aider à tuer l'afanc ?
L'afanc est une créature de terre et d'eau,
- deux des quatre éléments de base. - Quels sont les deux autres ?
Peut-être qu'ils peuvent le détruire.
Il te faut du feu. Du vent et du feu.
Comment t'as trouvé ça ?
- Ça fait partie de mes pouvoirs. - Que t'ont-ils dit d'autre ?
Que je ne suis qu'un côté de la pièce. Le plus brillant, manifestement.
- Qui est l'autre côté ? - Arthur, a priori.
Ils avancent l'exécution.
- Il faut innocenter Gwen. - On essaye.
Comment puis-je aider ?
- On a besoin d'Arthur. - D'Arthur ?
Un monstre, un afanc est dans la source. Il est à l'origine de l'épidémie.
Il faut le dire à Uther.
Un afanc est une créature magique. Le dire à Uther
ne sauverait pas Gwen, il dirait qu'elle l'a invoquée.
- Alors, que fait-on ? - Il faut la détruire.
Alors, l'épidémie cessera et Uther devrait être raisonnable.
- C'est pour ça qu'il vous faut Arthur. - Il est notre meilleure chance.
Mais il ne voudra pas désobéir au roi...
Je m'en occupe.
Ça va ?
Désolé. Merlin n'a pas été là aujourd'hui.
Pauvre Merlin.
Offrir sa vie pour sauver Gwen...
J'imagine qu'aucun homme ne m'aimera jamais à ce point.
Je confirme.
C'est parce que vous n'êtes pas comme Merlin.
Il est adorable.
Peut-être parce que je n'ai pas trouvé la bonne personne.
Malheureusement, la galanterie n'existe plus.
Je ne vois que des hommes trop petits pour remplir leur armure.
Pas un seul pour se battre pour ce qui est juste.
Que veux-tu ?
T'as pas intérêt à te tromper.
Vous devriez rester là.
- Je viens avec vous. - Non.
- Peur que je vous surpasse ? - Père nous mettra aux fers
- s'il sait que je t'ai mise en danger. - Une chance qu'il ne le sache pas.
Rentre. Tu pourrais être blessée.
Toi aussi... Si tu restes en travers de ma route.
Comment va-t-on le trouver ?
Pourvu qu'on le trouve, et pas l'inverse.
- Stop ! - Quoi ?
C'est qu'une ombre.
Séparons-nous.
- C'est quoi ? Ça va ? - Oui.
- Vous l'avez vu ? - Oui.
- Ça ressemble à quoi ? - C'est rapide.
Où est-il ?
Il est parti par là.
Arthur, utilise la torche !
C'est parfait.
Bonne nouvelle, Sire. Plus personne n'est mort et les malades guérissent.
Bien.
Étrange, je n'avais jamais entendu parlé d'afanc.
C'est une créature de glaise invoquée par une puissante magie...
Une magie que seule une vieille sorcière pourrait invoquer.
Une sorcière qui a le pouvoir d'imiter le souffle de la vie.
J'ai trouvé ça dans la source.
Elle porte la marque de Nimueh.
Nous devons être vigilants.
Jamais je ne serai débarrassé d'elle ?
- Sire... - Laissez-moi !
Papa !
Merci.
Ne me remercie pas. Remercie Merlin.
Vraiment ?
C'est lui le héros.
Je ne sais pas quoi dire.
Je n'ai rien fait.
Je vous suis tous reconnaissant. Allez, Gwen.
Ton secret est entre de bonnes mains.
- Mon secret ? - Merlin, ne fais pas semblant.
- Je sais ce que tu as fait. - Vraiment ?
- Je l'ai vu de mes propres yeux. - Vraiment ?
- Je comprends pourquoi tu le caches. - Évidemment.
Je ne le dirai à personne.
Ça ne t'embête pas qu'on en parle ?
Non, c'est...
Vous n'imaginez pas comme c'est difficile à cacher.
Tu peux continuer à nier, mais je trouve que Gwen a beaucoup de chance.
Gwen ?
C'est notre secret.
Ce poisson ne vient pas de l'eau ?
D'où veux-tu qu'il vienne ?
L'eau est propre, maintenant. Ne t'en fais pas.
C'était l'oeuvre d'une sorcière très puissante.
J'espère que tu n'as pas attiré son attention.
J'en doute.
Personne ne reconnaît mes talents. J'aimerais qu'on sache qui je suis.
Un jour, Merlin...
Un jour.
Un jour quoi ?
Un jour les gens ne croiront pas quel idiot tu as été.
Merlin, tu me le paieras.
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