L'appel du dragon / The Dragon's Call (Episode 1 Saison 1)

L'appel du dragon / The Dragon's Call - Merlin



Résumé : Le jeune Merlin arrive à Camelot, confié par sa mère aux bons soins de Gaius. Déroutée par les dons incroyables de sa progéniture, elle compte sur son vieil ami pour se charger de l'éducation du jeune homme. Une nouvelle vie débute pour Merlin. Mais la magie étant interdite dans tout le royaume, il doit se montrer prudent. La discrétion n'est pourtant pas son fort...

Acteurs de l'épisode :

John Hurt (le Dragon (voix))
Eve Myles (Mary Collins)
Caroline Faber (Hunith)
Ed Coleman (Morris)
Louise Dylan (Bronwen)
Gary Oliver (Gregory)

Réalisé par : James Hawes
Ecrit par : Julian Jones



Texte intégral de l'épisode L'appel du dragon

Que cela soit une leçon pour tous.
Cet homme, Thomas James Collins, est reconnu coupable de complot et d'avoir usé de charmes et de magie.
Conformément aux lois de Camelot, moi, Uther Pendragon, ai proscrit de telles pratiques sous peine de mort.
Je me fais une fierté d'être un roi juste et bon. Mais s'agissant de sorcellerie, je ne puis prononcer qu'une seule peine.
À mon arrivée dans cette contrée, ce royaume...
s'enlisait dans le chaos. Avec l'aide de tous, la magie fut jetée hors du royaume.
Je déclare donc ouverte les célébrations des 20 ans de la capture du Grand Dragon et de la libération de Camelot de la sorcellerie malfaisante. Que les réjouissances commencent.
Il y a un seul mal dans cette contrée, et ce n'est point la magie. C'est vous... votre haine et votre ignorance. Vous m'avez pris mon fils ! Et je fais serment, qu'avant la fin des réjouissances, vous partagerez mes larmes. Œil pour œil, dent pour dent.
Fils pour fils.
Emparez-vous d'elle.
Où pourrais-je trouver Gaïus, le médecin de la Cour ?
Bonjour ?
Gaïus ?
Que venez-vous de faire ?
Dites-moi.
Je n'en ai aucune idée.
- Si quelqu'un avait vu ça... - Rien à voir avec moi.
Je sais ce que c'était. Je veux savoir où vous avez appris ça.
- Nulle part. - D'où connaissez-vous la magie ?
Je ne la connais pas.
Où avez-vous appris ?
- Répondez-moi ! - Je n'ai jamais appris la magie
- ni même été initié. - Vous me mentez, jeune homme ?
- Que devrais-je dire ? - La vérité.
- Je suis né ainsi. - C'est impossible.
Qui êtes-vous ?
J'ai cette lettre.
Je n'ai point mes verres.
Je suis Merlin.
- Le fils d'Hunith ? - Oui.
Vous deviez arriver mercredi.
Nous sommes mercredi.
D'accord, bien.
Vous devriez poser votre baluchon ici.
Vous ne direz mot de...
Quoique, Merlin...
Je devrais dire merci.
Mon cher Gaïus,
je me tourne vers vous car je me sens seule et perdue
et je ne sais en qui avoir confiance.
C'est le destin de toute mère de penser que son enfant est spécial.
Mais je donnerais ma vie pour que Merlin ne le fût point.
Nous habitons un petit village et il est si différent des gens d'ici...
que s'il reste, je crains ce qu'il pourrait advenir de lui.
Il lui faut une main à tenir,
une voix pour le guider.
Quelqu'un qui l'aiderait à trouver une raison d'être à ses dons.
Je vous implore,
au nom de l'amour d'une mère pour son fils,
de le garder sain et sauf.
Et que le Seigneur vous garde tous deux.
Morgane.
Qu'y a-t-il ? Pourquoi ne point vous joindre à nous ?
Je ne crois point que décapiter quelqu'un mérite qu'on se réjouisse.
- Cette pauvre mère. - Ce n'est que justice pour ses actes.
Pour qui ?
Il a pratiqué la magie. Il n'a blessé personne.
Vous n'étiez point là il y a 20 ans. Vous ne pouvez imaginer.
Combien de temps les gens seront-ils punis pour cela ?
Quand ils comprendront qu'il n'y a pas de place pour la magie dans mon royaume.
Vous serez à mes côtés quand j'accueillerai Dame Helen.
- J'ai dit que je n'y prendrai pas part. - Je suis votre tuteur.
Vous ferez ce que je vous demande.
Si vous ne me respectez point, au moins respectez notre meilleure chanteuse.
Plus vous êtes cruel, plus vous aurez d'ennemis.
Il y a quelqu'un ?
Gregory ?
Dame Helen.
Tout va bien ?
Avec un peu de chance, nous atteindrons Camelot demain.
- Très bien. - Je serai dehors en cas de besoin.
Qui est là ?
Merlin.
Merlin.
Voilà de l'eau.
Hier vous ne vous êtes point lavé.
- Désolé. - Servez-vous à déjeuner.
Comment avez-vous fait ça ?
Vous avez jeté un sort dans votre tête ?
- Je ne connais aucun sort. - Qu'avez-vous donc fait ?
- Il doit y avoir quelque chose. - C'est juste arrivé.
On doit vous éviter les ennuis.
Vous pouvez m'aider jusqu'à ce que je vous trouve un travail. Là.
Primerose et matricaire pour Dame Percival
et ceci pour Messire Olwen.
Il est myope comme une taupe, il ne doit pas tout boire d'un coup.
Et tenez.
Allez, du balai.
Il va sans dire
que l'usage de toute forme de sorts
vous conduira à la mort.
Je vous ai amené votre remède.
Gaïus a dit de ne pas tout boire...
Je pense que c'est bon.
Où est la cible ?
- Ici, Messire. - Elle est au soleil.
- Elle n'est pas brillante. - Un peu comme toi alors.
Je dois placer la cible de l'autre côté, n'est-ce pas, Messire ?
Donnez-lui une leçon.
Ça lui apprendra.
- Continue. - Ne t'arrête pas.
- Ici ? - Je t'ai dit de continuer à bouger.
Allez !
Cours.
Il faut nous entraîner sur une cible mouvante.
Il suffit.
- Quoi ? - Vous avez assez joué, l'ami.
- Je vous connais ? - Je suis Merlin.
Je ne vous connais donc pas.
Mais vous m'avez appelé l'ami.
- C'était une erreur. - Il me semble aussi.
Je n'ai jamais eu d'ami qui soit aussi idiot.
Et moi aucun d'aussi stupide.
- Vous savez marcher à genoux ? - Non.
- Je peux vous aider ? - Je ne le ferais point si j'étais vous.
Pourquoi ? Vous comptez faire quoi ?
- Vous n'avez pas idée. - Je vous en prie.
Allez.
- Je vous jetterai en prison pour ça. - Vous vous prenez pour le roi ?
Non, pour son fils,
Arthur.
Dame Helen.
Un grand merci d'être venue chanter pour nos réjouissances.
- Le plaisir est pour moi. - Et votre voyage ?
Quel temps ça a pris.
L'attente vaut le coup.
Ça le vaudra.
Vous ne cessez jamais de m'étonner.
La seule chose qu'une personne comme vous devrait faire
est de faire profil bas. Que faites-vous ?
- Vous vous comportez comme un idiot. - J'en suis désolé.
Vous êtes chanceux. J'ai réussi à jouer de relations pour vous faire libérer.
Merci !
Je ne l'oublierai pas.
Il y a un léger prix à payer.
Merci !
Je suis Guenièvre, mais la plupart des gens disent Gwen.
Je suis la femme de chambre de Dame Morgane.
Je suis Merlin.
Quoique la plupart des gens m'appellent "idiot."
J'ai vu ce que vous avez fait.
C'était si courageux.
Ou stupide.
Je suis heureuse que vous ayez arrêté. Vous ne l'auriez pas vaincu.
Je pourrais le battre.
Vraiment ?
Parce que vous ne ressemblez pas à ces grands personnages musclés.
Merci.
Je suis sûre que vous êtes plus fort qu'il n'y paraît.
C'est juste...
Arthur fait partie de ces hommes durs, robustes, bâtis pour sauver le monde.
- Quoi ? - Vous ne semblez pas être comme ça.
Je cache mon jeu.
- C'est beau de l'avoir affronté. - Vous croyez ?
Arthur est un tyran
et tous ont pensé que vous étiez un véritable héros.
Vraiment ?
Excusez-moi, Guenièvre.
Mes admirateurs attendent.
Je vous sers des légumes avec ça ?
Je sais que vous êtes encore en colère.
Votre mère m'a demandé de veiller sur vous.
Que vous a dit votre mère au sujet de vos dons ?
Que j'étais spécial.
Vous êtes spécial,
comme je n'en ai encore jamais vu.
Que voulez-vous dire ?
La magie requiert des incantations, des sorts... Des années d'étude.
Ce que je t'ai vu faire, c'était...
élémentaire, instinctif.
- À quoi bon si je ne peux en user ? - Je ne sais guère.
C'est une question qui n'a jamais été posée auparavant, Merlin.
Avez-vous jamais étudié la magie ?
Uther a banni cette pratique il y a 20 ans.
Pourquoi ?
Les gens usaient de magie à de mauvaises fins.
L'ordre naturel était devenu chaos.
Uther s'est fait un devoir de tout détruire de cette époque.
- Même les dragons. - Tous ?
Seul un dragon a eu sa grâce.
Pour en faire un exemple.
Il le tient prisonnier dans une grotte sous le château
où nul ne peut le libérer.
Allons, mangez.
Ensuite, il faudra que vous portiez un philtre à Dame Helen.
Elle en a besoin pour sa voix.
Que faites-vous ici ?
On... m'a demandé de vous porter ceci.
On progresse avec ces genoux ?
Oh, ne fuyez point !
- De vous ? - Merci, Seigneur !
J'ai craint que vous ne soyez aussi sourd que bête.
Je vous ai dit que vous étiez un idiot.
Je ne savais pas que vous étiez un royal idiot.
Qu'allez-vous faire ? Laisser les hommes de papa vous protéger ?
Je peux vous mater en un coup.
Je peux vous mater avec moins.
Pour sûr ?
Allons-y, l'homme !
Venez là.
Soyez prévenu. Depuis ma naissance on m'entraîne à tuer.
Depuis quand vous entraîne-t-on à être un sot ?
- Vous ne pouvez me parler ainsi. - Pardon.
Depuis quand vous entraîne-t-on à être un sot, mon seigneur ?
Bien. Venez, Merlin !
Venez !
- Vous voilà bien ennuyé. - Seigneur.
- Vous demandez grâce ? - À vous ?
Alors ? Demandez-vous grâce ?
Attendez.
Laissez-le.
S'il est idiot,
il n'en est pas moins brave.
Il y a quelque chose en vous, Merlin.
Je n'arrive point à mettre le doigt dessus.
Comment pouvez-vous être si bête ?
- Il avait besoin d'une leçon. - La magie doit être étudiée,
maîtrisée et utilisée pour le bien. Point pour des farces idiotes !
Quelle maîtrise ? Je bougeais des objets avant que de parler !
Alors, il vous faut vous contrôler.
Je ne veux point ! Si je ne peux user de magie, qu'ai-je ?
Je ne suis personne. Qui ne sera jamais personne.
Si je ne peux user de magie,
autant mourir.
Merlin ?
Assis. Ôtez votre chemise.
Savez-vous pourquoi je suis né ainsi ?
Suis-je un monstre ?
Ne pensez jamais cela.
Alors pourquoi suis-je ainsi ? Il me faut savoir.
Peut-être y a-t-il quelqu'un qui en saurait plus que moi.
Si vous ne pouvez me dire, nul ne le peut.
Prenez cela.
Pour atténuer la douleur.
- Chanterez-vous pour moi, ce soir ? - Il vous faudra attendre.
Vous ne pouvez me refuser cela.
Je me préserve pour mon récital de demain.
Y aura-t-il tout le monde ?
Qui oserait manquer cela ?
Et votre fils ?
Je regrette de ne l'avoir rencontré.
C'est Arthur.
Pauvre enfant.
Pauvre enfant. Ça n'est point aisé de grandir sans mère.
Ce lien, entre mère et fils...
est si ardu à remplacer.
Ce ne fut guère aisé.
J'en suis certaine.
Peut-être si vous trouviez quelqu'un.
Si vous vous remariiez.
Vous pourriez choisir n'importe quelle vierge du royaume.
Peut-être retrouverai-je l'amour.
Mais je crains qu'il ne soit trop tard pour remplacer la mère d'Arthur.
Oui.
Il est bien trop tard pour Arthur.
Merlin.
Merlin.
Merlin.
Merlin.
Merlin.
Où êtes-vous ?
Je suis ici.
Tu es bien petit pour une si grande destinée.
Pourquoi ? Que me dites-vous ?
Quelle destinée ?
Ton don, Merlin, t'a été donné pour une raison.
Il y a donc une raison à cela.
Arthur fut et sera le Roi
qui unifiera la contrée d'Albion.
Bien...
Mais beaucoup le menaceront, amis et ennemis.
En quoi donc suis-je concerné ?
En tout !
Sans toi, Arthur n'y parviendra jamais.
Sans toi,
il n'y aura pas d'Albion.
Non. Non, ce doit être faux.
Il n'y a ni vrai, ni faux.
Seulement ce qui est, ou n'est point.
Sérieusement, si quiconque veut le tuer, qu'il le fasse.
Je pourrais l'y aider.
Nul ne peut choisir sa destinée, Merlin.
Et nul ne peut y échapper.
Impossible. Il doit y avoir un autre Arthur car celui-là est un idiot.
Peut-être est-ce ta destinée de changer cela.
Attendez. Attendez. Stop.
Il me faut en savoir plus !
Avez-vous vu l'état de cette chambre ?
- Cela arrive. - Par magie ?
Bien, vous pouvez ranger cela sans magie.
Puis il vous faudra me trouver des herbes.
Jusquiame, armoise et de l'oseille.
Et porter ceci à Morgane.
La pauvre enfant souffre de cauchemars.
Je connais bien.
Tu sais, je songeais à Arthur.
Je ne le toucherais même pas avec une lance.
Peux-tu me donner cette robe, Gwen ?
Il est si belliqueux.
Ce n'est point parce que je suis la pupille du Roi
que je dois l'accompagner au festin, si ?
Si ?
S'il me veut avec lui, il lui faut m'inviter.
Il ne l'a point fait.
Sais-tu donc ce que je vais faire ?
- Où donc es-tu ? - Ici même.
Je vais y aller par moi-même.
Il faut m'aider à nouer cela.
Je suis là.
Si je porte cette petite babiole...
Je rendrai cette soirée inoubliable.
Dame Helen, avec les compliments du Roi.
Entrez.
Délicate attention.
Comment puis-je l'en remercier ?
Quand il vous entendra chanter,
cela sera plus qu'assez, non ?
J'attends avec grande impatience le récital.
Moi de même.
J'aime chanter. Je chante sans cesse.
Mon promis me dit que j'ai la voix d'un ange tombé du ciel.
Par Dieu tout puissant.
Souvenez-vous que vous êtes ici pour travailler.
Elle est magnifique, non ?
Certaines sont nées pour être reines.
Je l'espère, un jour.
Non point que je la jalouse.
Qui voudrait épouser Arthur ?
Allons, je pensais que vous aimiez les hommes forts, aux allures de héros.
Non, j'aime les hommes ordinaires, tels que vous.
Croyez-moi, Gwen, je ne suis point ordinaire.
Je ne parlais point de vous !
Évidemment. Point vous.
Seulement... vous savez, les hommes
plus ordinaires.
Tels que vous.
Merci bien.
Depuis 20 ans, nous connaissons paix et prospérité.
Cela a apporté au royaume et à moi-même de nombreux plaisirs.
Mais peu sont comparables à celui de vous présenter
Dame Helen de Mora.
Vous avez sauvé la vie de mon fils.
Une dette doit être honorée. Ne soyez pas modeste.
Vous serez récompensé.
Cela n'est guère indispensable.
Bien sûr que si. Cela mérite une faveur particulière.
Eh bien...
Votre récompense sera une place en la maisonnée royale.
Vous serez valet du Prince Arthur.
Père ?!
Vous voilà héros.
- Dur à croire, n'est-ce pas ? - Non.
Je l'ai su à peine vous avais-je rencontré.
Vous m'avez sauvé la vie, non ?
Mais...
C'était par magie.
Nous lui avons donc enfin trouvé un usage.
- Comment cela ? - Je vous ai vu sauver Arthur.
Peut-être est-ce là la raison.
Ma destinée.
En effet.
Ce livre m'a été offert quand j'avais votre âge.
Mais je sens qu'il vous sera d'une plus grande utilité
qu'il ne l'a été pour moi.
Mais c'est un livre de magie.
Voilà pourquoi il vous faut le tenir caché.
J'en étudierai chaque mot.
Merlin, Prince Arthur vous demande sur-le-champ.
L'appel de votre destin. Mieux vaut découvrir ce qu'il vous veut.
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